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(dimanche 6 juillet 2008 à 12:37)

Un restaurant tout près de Saint Paul, qui me semblait être un bar à vin de bon aloi, et donc parfait pour ce samedi soir. Mais la direction a changée, et si la nouvelle équipe a conservé le nom, l'endroit semble avoir bien évolué.
Nous nous retrouvons donc à quatre autour d'une très belle table ronde, parfaite pour discuter, dans un cadre élégant aux murs crème ornés d'une citation culinaire d'Alexandre Dumas (avec une petite faute...). L'endroit nous paraît presque trop stylé pour la soirée que nous envisagions de passer.

La carte arrive, accompagnée de gougères généreusement servies. A première lecture, les plats d'origine bourguignonne ne sont pas légion, et le choix (tartares, thon rouge, pâtes aux gambas entre autres) sont les plats à la mode dans beaucoup de restaurants de la capitale.
Trois d'entre nous optent pour les œufs en meurette, entrée typique s'il en est et très réussie. Les œufs sont pochés à la perfection, la sauce au vin légère, les lardons bien épais et savoureux. Manque peut être la touche d'ail sur les morceaux de pain grillés, mais rien à redire sinon. Le quatrième convive se délecte d'un pressé de chèvre frais aux tomates émondées, sauce au pesto, classique et délicieux. S'ensuivent pour certains un suprême de pintade à la moutarde violette, ou encore un bar grillé avec sa purée maison, et enfin une assiette de deux tartares, thon et saumon, très bien servis et parfaitement assaisonnés.
Nous sautons l'étape fromages, dont on dit pourtant qu'ils sont affinés à souhait, pour finir sur une note sucrée. Là aussi de grands classiques. Le plus gourmand d'entre nous se régale d'un moelleux au chocolat dégoulinant, entouré d'une généreuse crème au caramel au beurre salé, un véritable péché. Les trois plus raisonnables se contentent de sorbets de la maison Berthillon (le cacao est divin).

La carte des vins affiche des références pouvant monter jusqu'à 150 euros la bouteille, mais en entrée de gamme se placent des bouteilles aux tarifs accessibles et servies à température adéquate. Ainsi pour débuter avons-nous savouré une bouteille de Bourgogne blanc sortant de cave, juste fraîche. Pour suivre, un Givry savoureux, accompagnant sans souci la diversité de notre repas.

Le service est parfait, avec un patron prévenant ayant l'œil aux aguets, et un service plus jeune, moins aguerri mais souriant et qui ne traîne pas. Mention spéciale pour ne pas rechigner à servir de l'eau en carafe, par ce temps chaud. La grande terrasse est tentante, mais assez bruyante car la rue est très fréquentée. Préférez pour plus de tranquillité la grande salle avec ses lumières tamisées, qui permet en outre de voir les cuistots à l'œuvre, dans une cuisine étonnement petite pour le nombre de tables servies.

Les prix ne sont pas donnés. Il faut compter entre 8 et 14 euros pour les entrées, 16 et 25 euros pour les plats, et 9 à 12 euros pour les desserts, sans aucune formule proposée en soirée. Mais la qualité de la cuisine, le professionnalisme de l'accueil et le décor paisible et soigné assurent une excellente soirée, et ne font pas regretter la dépense.

Le Bourguignon du Marais
52, rue François Miron
75004 Paris
Tel : 01 48 87 15 40
Réservation conseillée

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(lundi 30 juin 2008 à 22:12)

Non loin du centre ville de Chalon-sur-Saône, sur la jolie l'île Saint Laurent, le Bourgogne nous attend, cerné d'une nuée d'autres restaurants, tous concentrés sur cette partie piétonne de l'île. Ce soir, c'est la fête de la musique et exceptionnellement il fait beau et chaud (il a presque toujours plu durant les fêtes de la musique que j'ai passées à Paris). Nous nous installons en terrasse, et profitons durant tout le repas des fanfares et groupes de percussions passant dans la rue. Une atmosphère détendue et bon enfant règne.

Plusieurs menus de 18 à 47 euros sont proposés. Nous choisissons le menu à 32 euros comprenant amuse-bouche, entrée, plat, fromage et dessert, sachant pertinemment que cela sera trop copieux, mais la gourmandise l'emporte. Les plats proposés sont à forte dominante régionale, mais aussi intrigants et variés. Ainsi en entrée, après une traditionnelle gougère et un petit soufflé au fromage, nous dégustons un plat aux saveurs thaïlandaises étonnantes : une nage de coquilles Saint Jacques et d'asperges à la coriandre, délicate, que l'on savoure jusqu'à la dernière goutte. D'autres optent pour les coquilles Saint Jacques au jambon cru et jus de moules, originales et très réussies. En plat, une très belle pièce de Charolais façon Rossini, fondante à souhait, accompagnée de petits légumes.

Puisque c'est soir de fête, nous nous offrons une bouteille de crémant de Bourgogne aux bulles fines, très désaltérant. Puis une bouteille de Rully, des côtes chalonnaises, excellent.

Arrive le plateau de fromages de la région, avec tout de même quelques "étrangers" incontournables tel que le camembert. Nous choisissons avec discernement, afin d'avoir encore envie du dessert.
A ce stade, la différence homme/femme se fait clairement sentir. Alors que les unes prennent des sorbets aux fruits frais ou citron vert, les autres dévorent un fondant ou un moelleux au chocolat. Nous clôturons le repas par un café, avant de découvrir les artistes de la scène chalonnaise. Ici comme partout ailleurs, U2 ou les Rolling Stones sont beaucoup admirés mais jamais égalés.

Un restaurant à recommander, où l'accueil et le service sont attentionnés, même si ce soir là un problème en cuisine a considérablement fait déraper l'attente entre chaque plat. Il est fortement conseillé de réserver le week-end, surtout en été pour espérer dîner en terrasse.
A noter, les prix de la formule du midi sont spécialement intéressants, si vous passez visiter cette jolie ville dont le centre ville historique vaut le détour.

Le Bourgogne
28, Rue de Strasbourg
71 100 Chalon-sur-Saône
03 85 48 89 18

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(jeudi 26 juin 2008 à 00:09)

Mon moment préféré dans un restaurant c'est quand l’on regarde la carte pour la première fois. Tout est possible à ce moment et la vie paraît pleine de possibilités. Avec la carte entre les mains, on se rend compte à quel point on a de la chance de pouvoir commander un repas sans avoir à participer à sa création.

Pour une californienne comme moi, cet instant et le plaisir qu’il procure sont accrus lorsque l’on trouve sur la carte les mots « bio », « maison », et « tofu ». Vous pouvez imaginer alors la joie que j’ai ressentie dès ma première expérience au Rose Bakery, où tous mes rêves gastronomiques sont devenus réalité.

Rose Bakery est le produit de l’union de Rose et Jean-Charles, un couple Franco-Britannique ayant ouvert son restaurant en 2002. Incontestablement Anglais, le « bakery »/restaurant est simple en ce qui concerne décor. L’attention du dîneur est attiré d’abord par le comptoir, envahi de cakes, crumbles, et salades variées. Une étagère énorme sur le mur derrière le comptoir suporte une dizaine d'urnes de thé. On a tout suite l’impression que l’on mange bien ici.

Le premier regard sur la carte est suivi d'un moment d'incertitude stressant - que choisir parmi tant d'options tentantes ? J’ai hésité entre le saumon fumé bio avec œufs brouillés et le risotto asperges et amandes.

Au Rose Bakery, il n’est pas seulement difficile de choisir un plat. Il faut également décider quoi boire avec, ce qui n’est pas facile tant la carte des boissons, composée de thés, jus, et autres boissons chauds, est assez considérable.

Finalement, j’ai choisi le saumon fumé avec œufs, accompagné par un jus pomme-carotte-gingembre et je ne l’ai pas regretté. Le saumon était de bonne qualité, les œufs parfaitement cuits, et le jus vitaminé m’a fait oublié le fait que la veille au soir, j'avais trop bu de tout ce qui n’était pas jus au bar. Je me suis sentie renforcée. Parfois une commande passée dans un restaurant n’est pas seulement pour un repas. Au Rose Bakery, on est certes servi mais on passe aussi un moment de sérénité et de santé.

Rose Bakery
46, rue des Martyrs
75019 Paris
01 42 82 12 80

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(mercredi 18 juin 2008 à 08:36)

Petit restaurant bar à vin de six tables discrètement situé derrière les Folies Bergères, logiquement appelé le Bar des Artistes, et décoré de photos dédicacées. Une ambiance calme et jazzy, qui tranche avec l'atmosphère de clameurs patriotes qui envahissent Paris en ce soir de duel France - Italie. Cela fait du bien d'arriver dans un lieu sans télé géante, d'autant que l'accueil est sympa et détendu.

Première impression très favorable en entrant, déçue une fois la carte exposée : peu de plats, uniquement de très grands classiques, qui ne me font pas envie ce soir là. Entrées à 8,50 euros, plats à 14,50 et desserts à 6,50. C'est un peu dépitée que je passe commande, mais la suite va heureusement me détromper.
En entrée, millefeuille de tomates et tourteau: l'assiette est impeccable, les tomates de belle taille et émondées, le crabe bien servi, le tout entouré d'une sauce pesto - vinaigre balsamique et de feuilles de salade impeccables. Pour mon ami, belle tranche de terrine campagnarde, avec quelque grains de poivre, et du pain délicieux. Classique donc, mais très bien réalisé, le sourire revient. Les plats sont servis après un petit délai parfait, durant lequel d'autres convives au téléphone nous apprennent que l'équipe de France est en mauvaise posture.
Nous attaquons, pour ma part un tartare au couteau très réussi, tendre et savoureux, accompagné de petites pommes de terre revenues dans la graisse de canard (c'est mal, oui, mais bien meilleur que des frites), mon ami un croustillant de pied de porc et sa salade de lentilles, qu'il a beaucoup apprécié. Nous nous laissons tenter par les desserts que le patron nous récite : un clafoutis aux cerises avec leurs noyaux, ça faisait longtemps, et un mi-cuit au chocolat absolument divin, coulant à souhait. Le chef passe en salle, simple et gentil, récolter des compliments mérités et discuter avec des amies.

Nous avons dégusté une bouteille d'Irancy 2006, à 27 euros, fort agréable et accompagnant parfaitement le repas. Deux cafés pour terminer, une vieille prune pour mon ami, nous sommes repartis repus et contents, pour une addition totale de 95 euros. L'équipe de France a pris cher, 2 à 0, l'Euro c'est terminé, les rues sont désertes alors que nous rentrons.

Le Bar des Artistes
10, rue Saulnier
75009 Paris
01.47.70.50.88
Métro Cadet
Fermé le samedi midi, le dimanche et le lundi soir.

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(dimanche 8 juin 2008 à 11:23)

Un restaurant en contrebas de Pigalle, place d'Anvers. Une décoration pas très inspirée, un peu ancien Paris pour touristes, avec reproductions d'anciennes affiches publicitaires. Rétro donc. La carte en revanche est alléchante et d'un prix abordable, avec une formule entrée, plat et dessert à 30€ le soir. Classique, mais beaucoup de choix, et cette impression que la cuisine sera bonne.
L'accueil est élégant et agréable sans trop en faire. La salle est très grande et, chose appréciable, nous n'avons pas été installés près des autres couples déjà attablés, défaut de certains restaurateurs de concentrer les quelques clients côte à côté.

A côté de la carte sont proposés des entrées, plats et desserts de la semaine, tout à fait de saison.
En entrée, j'ai dégusté de fines tranches d'avocat surmontées d'écrevisses, arrosées de sauce cocktail. Face à moi, le mille-feuilles crabe et patates douces de mon ami se tenait bien et semblait délicieux. Pour poursuivre, la queue de lotte sur émincé de poireaux et la pièce de boeuf saignante avec frites au couteau, ont fait l'unanimité. Le repas était arrosé d'une bouteille de Sancerre blanc juste frais comme il faut, ainsi que d'une demi-bouteille de Chateldon.
Les choses se sont un peu gâtées au dessert en revanche. Mon ami a opté pour un chèvre chaud accompagné de salade verte, et moi pour un dessert de la semaine. Si le fromage était bon, le mille-feuilles fraises et framboises, alléchant sur le papier, n'était pas une réussite. En fait de mille-feuilles, ce sont trois tranches de pâtes feuilletées, épaisses, difficile à manger. Il a fallu trier pour savourer les fruits frais et laisser la pâte de côté. Dommage. Deux cafés ont clotûré le repas.

Au final, 105 € pour deux formules, une bouteille de vin,une demi de Chateldon et deux café. Comme souvent, le prix de la bouteille de vin alourdi considérablement l'addition.

Le site Internet du restaurant : www.latabledanvers.com, intéressant même si la carte n'est pas à jour.

Restaurant "La Table d'Anvers"
2 Place d'Anvers
75009 PARIS
Tél 01 48 78 35 21

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(dimanche 1 juin 2008 à 20:31)

Les parisiens négligent souvent de faire ce que font tous les touristes. C'est parfois une bonne idée, comme éviter les restaurants "typiques" de Saint Michel, et parfois dommage. Monter au sommet de la tour Montparnasse fait partie de ces choses qu'on ne fait jamais, alors que cela vaut le coup d'œil.

De passage dans le quartier pour tout autre chose, nous nous sommes laissés tenter par la visite. Billets à 10 euros par personne, délivrés par une guichetière de fort mauvais poil. Ascenseur ultra impressionnant nous menant en une minute au 56è étage. On arrive à l'étage d'exposition, avec une boutique, un bar restaurant déprimant dispensant des odeurs de cantine, et un décorum daté années 70. Un premier tour derrière les vitres nous fait embrasser tout Paris. Des panneaux indicateurs bien venus donnent les repères, et de chouettes photographies de la capitale à l'époque de l'Exposition Universelle ornent les murs.

Direction ensuite le 59è étage, à ciel ouvert. La vue est très belle. On aperçoit des trésors cachés, comme de magnifiques terrasses et jardins. La Tour Eiffel à côté semble bien petite. On joue à retrouver notre quartier, celui qui reconnaît le plus grand nombre de monuments à gagné. Un moment très agréable. Lorsque l'on redescend sur terre, se retrouver parmi les fourmis sur le parvis de la gare fait tout bizarre.

Nous avons fait la balade classique, version pépère. Pour ceux avides de sensations, il y a la version extrême :

Le site de la tour : www.tourmontparnasse56.com

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(mardi 27 mai 2008 à 17:10)

Une valeur sûre du quartier Saint Germain.

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(mercredi 21 mai 2008 à 15:56)

"See you Spoon", c'est écrit sur l'addition mais je ne suis pas sûre d'y retourner.

Ce fut pourtant un vrai moment de convivialité, notamment grâce au choix de notre table, dans une sorte d'alcôve sur les côtés, et au menu dégustation qui permet de faire tourner les assiettes pour tout goûter. Et c'est justement par le goût que ça pèche : tous les plats sont trop salés et les inventions culinaires ne sont pas si nombreuses.
Finalement, nous avons préféré les plats de poisson (thon a la plancha, cabillaud au yaourt) peu originaux mais très bien cuits. Les assiettes d'entrées et de plats sont assez light en proportion du dessert qui, lui, est pantagruélique. Nous avons eu ce soir-là une glace au Red Bull qui n'a bluffé personne. Et la glace au malabar c'est rigolo mais franchement c'est aussi mauvais au goût qu'un malabar !!!

A noter : difficile d'obtenir une carafe d'eau (sachant que nous buvions aussi une bouteille de vin à 50 euros, on ne pourra pas nous taxer de radins) : l'eau est servie (tiède) dans les verres mais pas de carafe sur la table !!!
En résumé, aucun convive n'a regretté l'expérience Ducasse mais ce n'est pas à la hauteur de nos attentes.

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(mardi 13 mai 2008 à 19:46)

Difficile de trouver un restaurant pas trop touristique dans le microcosmique Mont Saint-Michel, mais pas impossible. Arrivés affamés au pied de la butte, nous commencons par chercher un endroit sympa où diner. La terrasse panoramique de la Mère Poulard, qui a pignon sur rue, est très alléchante mais trop bondée. Après l'avoir magistralement esquivé, nous gravissons un escalier claustrophobique qui nous conduit devant la terrasse de Chez Mado. Celle-ci nous propose difficilement un plat direct. Il est 21h15, les cuisines sont sur le point de fermer. Panique. Si ça se trouve, tous les restaurants ferment très tôt ici. Après quelques vaines tentatives, repli général à l'entrée de la ville qui, avec ses hôtels et ses restaurants préfabriqués en bordure de route et ses néons clignotants, a des airs de bourg américain.

Finalement, nous dinons à la Rotisserie. Ambiance brasserie. La soupe de poisson est excellente. Les autres mets se défendent bien, hormis la crème brûlée qui est décevante.

Le lendemain, retour au Mont Saint-Michel. A l'heure sacrée du déjeuner, nous donnons une seconde chance à Mado. Prudents, cette fois-ci nous arrivons à 13h15. La terrasse est bondée et les serveurs refusent de bouger les tables ou de nous installer à sept sur une table de six. Après négociations, nous attendons une demi-heure qu'une table se libère. Puis on nous installe et on nous distribue les cartes. Après avoir été snobé par les serveurs pendant 30 longues minutes d'attente, l'un d'entre eux s'amène et nous lâche que nous pouvons commander uniquement des plats directs. Pas de menus ni même de galettes au sarrazin, servies seulement à l'étage inférieur. Quel cauchemar ! Courage, fuyons !

Nous trouvons finalement refuge à l'Auberge Saint-Pierre, à deux pas de chez Mado. Malgré l'heure tardive maintenant, le serveur accepte de nous servir tout ce que nous commanderons. Il nous installe dans une charmante petite cour fleurie et murée de tous côtés. Bien que les plats ne soient pas exceptionnels, nous passons un moment très agréable. Au dessus de nos têtes, les touristes se penchent pour partager notre bonheur.

Après cette aventure, j'ai tout de même très envie de scander : "Le Mont Saint-Michel aux bretons !".

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(mardi 13 mai 2008 à 18:36)

Le bout, c'est un petit bar restaurant niché en bout de port, juste avant les dunes, tellement plus accueillant que les terrasses avoisinantes. Le port, c'est celui de Boyardville, que vous visiterez certainement si vous passez par Oléron.
Un agréable port de plaisance comprenant son lot de terrasses standard, avec bâches en plastique rayée de rouge et ardoise proposant les inénarrables formules moules-frites. Et en avançant vers la plage, un peu en retrait, 6 tables qui vous tendent les bras.

Nous nous sommes arrêtés une première fois en fin d'après-midi juste pour boire un verre. La gentillesse de l'accueil, la douceur des prix et la musique de bon aloi nous ont fait regretter de ne pas nous attarder. Deux jours après nous revenons à l'heure du déjeuner, sous un soleil de plomb.Toujours le même accueil plein d'entrain et de sourire, et une carte différente de celle des autres restaurants du quartier. A midi, des formules entrée plat ou plat dessert sont à 15 €, les trois à 19 €. Pas choquant pour un parisien, ou pour une île touristique, surtout au regard de la qualité des plats servis.

Entrée en matières avec une salade de rougets tièdes succulente pour moi, et pour mon ami une terrine de poisson avec sa sauce fraîcheur, un gaspacho au goût délicat. Miam. Le pain est croustillant avec un goût de revenez-y, et le vin blanc des Charentes en carafe passe très bien sous le soleil (alors que nous avons goûté des vins du cru un peu... ardus). Le repas est rythmé par les Beatles, Thomas Fersen ou encore les vieux succès de Jacques Dutronc.
En plat, je me suis régalée de supions persillés accompagnés d'une petite ratatouille et d'un riz blanc absolument parfait, impeccablement cuit, une rareté. En face, la marmite de lotte bien servie avait l'air succulente.
Nous nous sommes même laissés tenter par les desserts, un excellent crumble à la rhubarbe, ou encore un fondant au chocolat avec un vrai bon goût de cacao.

Au final, une addition à 46 € pour deux formules, un pichet de 50 cl et une bière, et surtout pour un moment presque parfait, sous la tonnelle, caressés par la brise maritime.

Le Bout
87, allée des fusains
Tout au bout du port
Boyardville
05 46 47 39 34

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(mardi 13 mai 2008 à 18:20)

Viaduc de mai oblige, nous nous en sommes allés visiter l'île d'Oléron. Sous la pluie. Parce que le littoral Atlantique a été le seul à connaître 3 jours de pluie et de grisaille en France cette semaine. Heureusement nous nous sommes rattrapés avec le dimanche et le lundi radieux.
Bref, je m'égare.

Oléron est la plus grande île de France après la Corse, il faut donc impérativement se déplacer en voiture ou à vélo (ou en camping-car, il y en a une foultitude par là-bas).
C'est en voiture que les choses se compliquent, car les panneaux indicateurs défient tout sens de l'orientation. Soit il n'y en a pas. Ou alors il y en a mais accrochés de telle manière qu'on ne peut le voir qu'en venant de gauche, pas de droite, ou vice-versa. Ou encore ils sont placés après les intersections. Et surtout, ils font faire de curieux détours. Il nous est ainsi arrivé de mettre 1/2 heure pour rejoindre le port de la Cotinière, et seulement 5 minutes pour en revenir. Curieux...

Nous en sommes venus à la conclusion que le but était de dégager les routes secondaires pour le bon usage des locaux, en dirigeant les touristes vers les artères principales. En soi pourquoi pas, mais quand on est touriste, qu'on met une heure pour rejoindre un port pourtant à 2 kilomètres sur la carte, et qu'on se retrouve systématiquement dans les embouteillages...

Les chemins de cyclotourisme en revanche sont impeccables. Les quelques ratés d'affichage sont de plus beaucoup moins gênant, il est beaucoup plus facile de se retourner pour voir un panneau mal placé, ou même faire demi-tour. Les routes proposées, sillonant les marais ou à l'ombre de la pinède, sont un vrai bonheur.

C'était le côté un peu agaçant de notre escapade, mais il ne doit pas faire oublier que l'île est très agréable à vivre, les Oléronais très accueillants, et les plages très belles.

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(mercredi 23 avril 2008 à 23:40)

Une bonne adresse pour dîner dans le quartier del Raval, que nous avons découvert sur place via le B-guided de Barcelone, au croisement de la rue du Doctor Dou et de la rue Carme.

Il s'agirait apparemment d'un ancient couvent reconverti en restaurant, d'où son nom, Carmelitas.
La décoration en fait un lieu tendance et agréable : une première salle spacieuse laquée de blanc, avec de nombreuses et très larges fenêtres ouvrant sur rue, et une installation vidéo projetée sur l'un des murs (lorsque nous y étions, nous avons assisté fascinés à la destruction d'un mur par un engin de chantier). Il y a également une seconde salle au fond, plus intime, dans mon souvenir plus sombre et sans fenêtres. Le restaurant est "art friendly", de nombreuses peintures en décorent régulièrement les murs.
Le service est attentif et polyglotte, notre charmante serveuse parlait très couramment espagnol, français, anglais et certainement d'autres langues.


La carte puise dans l'héritage gastronomique catalan et propose des produits frais de la région.
Nous avons partagé en entrée de petites assiettes style tapas : petit assortiment de fromages espagnols, du plus doux au plus corsé, et croquettes. S'ensuivirent un thon à la plancha absolument remarquable, très frais, et pour moi une assiette de pâtes aux fruits de mer, réussie même si ne méritant pas de louanges particuliers. Nous avons accompagné le repas d'un bon rioja à 13°, puis l'avons clôturé sagement par deux cafés, pour une addition totale de 54 €.

Le restaurant est ouvert tous les jours. Afin de dîner aux horaires espagnols, ne pas se présenter avant au moins 21h30.

Carmelitas
Doctor Dou, 1 / Carme, 42
El Raval
08001 Barcelone
Tél : 93 412 46 84

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(mercredi 23 avril 2008 à 23:38)

Inauguré en 1995, le Musée d'Art Contemporain de Barcelone, ou MacBa pour les intimes, est une réussite architecturale. Si l'on peut toujours discuter de l'intérêt des œuvres ou performances qui y sont exposées, comme souvent avec l'art contemporain, le bâtiment à lui seul vaut le détour.
Cette réalisation de l'architecte américain Richard Meir, moderne et faisant la part belle à la lumière naturelle, s'intègre parfaitement bien au quartier Del Raval. Une jolie petite chapelle située en face du musée y a été rattachée récemment et sert aussi de lieu d'exposition.
La librairie-boutique du musée vaut le coup d'oeil. Elle offre un large choix de livres très ciblés, ainsi que quelques petits objets ou cartes postales originales, pour ramener des souvenirs différents de la reproduction de la Sagrada Familia en plâtre. En plâtre et avec des couleurs étranges...rose par exemple...

Juste derrière, remonter la rue Dels Angels et entrer dans la cour du CCCB, ou Centre de culture contemporaine de Barcelone, également remarquable.

Faire un tour dans le quartier vaut vraiment le coup. On peut y passer une matinée ou un après-midi fort agréable, flânant dans les ruelles de ce coin branché mais tranquille, rempli de petits bars et restaurants sympa.

Le site du MacBa : www.macba.es

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(mercredi 23 avril 2008 à 12:12)

Dans leur château de famille, Véronique et Dominique de Thézy accueillent les visiteurs pour un séjour plus ou moins long, en chambre d'hôtes ou en gîte. La charmante bâtisse de briques rouges est parfaitement entretenue, et ses ailes non régulières lui donne un petit air insolite. Le confort est optimal, les chambres élégantes et impeccable, le calme parfait.

Pour le plaisir des occupants, le château dispose d'une piscine extérieure chauffée, ainsi que d'un bassin intérieur très appréciable lorsque le temps est gris. Les pelouses du parc sont également accessibles pour une promenade ou un peu de détente : raquettes de badminton, clubs de golf et ballons sont à disposition. Situées à l'étage, les chambres donnent sur ce parc et les vaches qui paissent eu loin.

Le petit déjeuner, servi en commun dans la salle à manger, est pantagruélique et délicieux. De nombreux produits frais et faits maison (les yaourts, mais aussi de très bonnes confitures, notamment celle à la rhubarbe aux zestes d'orange). Sucré ou salé, il y en a pour tous les goûts et tous les appétits. Le service est assuré par les maîtres de maison, qui en profitent pour converser et distiller leurs bons conseils sur les endroits à visiter dans leur région.

Moderne, le château dispose d'un site Internet offrant de nombreuses photos et permettant de voir les disponibilités et de réserver en ligne : www.chateau-omiecourt.com.
Sont proposés divers forfaits, notamment une offre pour amoureux très séduisante. Ou encore la nouveauté, un forfait gastromonique avec cours de cuisine assuré par un chef.

Nous y étions entre amies, à l'occasion d'un anniversaire important, et nous avons eu droit à une formule sur mesure pour trois comprennant une nuit dans une vraie chambre pour trois personnes, petit-déjeuner, bouteille de champagne et un soins corps et visage pour la demoiselle dont c'était l'anniversaire. Le tout pour un prix que je ne divulguerais pas, mon amie lisant ce blog, mais tout à fait adapté et mérité.

Intéressant pour une excursion, Omiécourt se trouvant à une heure trente de Paris par autoroute en respectant les limitations de vitesse.
La région recèle de nombreux endroits à visiter, notamment Senlis, Compiègne ou Amiens pour ne citer que les plus connus. Du point de vue gastronomique, un étoilé au Michelin se trouve à 13 km du château, dans la petite ville de Roye : la Flammiche.
Leur site ne rend malheureusement pas justice à la qualité de leur cuisine, d'après tout le bien qu'on nous en a dit.

Les coordonnéees :
Château d'Omiécourt
Route de Chaulnes
80320 OMIECOURT
Tél: 03 22 83 01 75
Fax: 03 22 83 09 56
Email: thezy@terre-net.fr

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(mardi 15 avril 2008 à 19:14)

Dans le quartier del Born, sur un passage tout près de la très belle basilique Santa Maria del Mar, scintille un petit restaurant charmant tout en couleurs. Il attire l'œil tant et si bien que tous les passants s'arrêtent pour découvrir la carte en vitrine, puis détournent systématiquement le regard afin de regarder les assiettes des dîneurs. Ce qui est assez perturbant lorsqu'on est assis face à ladite vitrine !

La carte est peu fournie, simple et saine, aux petits prix et appétissante.
En entrée, l'excellent houmous maison, que l'on déguste en y trempant des bâtonnets de carotte et de concombre. Un peu comme un apéritif chez soi, mais en meilleur. A côté, une assiette de pâtes asiatiques aux légumes, sautées au wok et recouvertes de fromage fondu, copieux pour une entrée.
En plat, nous jouons l'ambiance mexicaine avec un burrito végétarien aux goûts subtiles, ou encore une enchillada au poulet et aux légumes. Mais nous aurions aussi pu opter pour la quiche du jour (ce soir-là aux tomates). Le tout est savoureux même si les portions ne sont pas délirantes. Il reste ainsi de la place pour un dessert. Le gâteau au chocolat est aérien et très réussi, mais le cheese cake à la cannelle frôle le sublime. Excellent à en lécher l'assiette.

Les boissons sont peut être le point faible du lieu, la carte des vins étant très réduite. De plus, l'ambiance tranquille (renforcée par le fait que nous étions un dimanche soir) et la carte donnent plutôt envie de passer à l'eau, histoire de suivre une ligne de conduite saine pour au moins un repas. D'ailleurs est-ce pour cela que le restaurant ne sert ni thé ni café ? Ou bien parce qu'il ne s'est pas encore équipé de percolateur ?

Le nombre de table est limité car il n'y a qu'une personne en cuisine et une en salle. Tables, chaises et tabourets colorés et dépareillés se côtoient dans un décor de carrelage d'un camaïeu vert d'eau fort agréable, tandis qu'en vitrine brillent les lucioles et autres bestioles sur un tapis d'herbe en plastique.

Pour un déjeuner ou un petit dîner tranquille dans une ambiance chaleureuse et colorée, esprit diner américain à la campagne, passez à la Cocotte.

Passeig del Born, 16
Barcelone
Tél : 93 319 17 34

Formule à 7,95 le midi
Environ 14 € le soir pour entrée + plat.
Ouvert du lundi au dimanche de 13h30 à 16h et 21h à 24h30 (bref, c'est ouvert tout le temps)

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