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(mardi 29 mai 2007 à 14:32)

La Pologne veut vérifier si les Teletubbies sont gays Ce n'est pas la première fois que la Pologne fait étalage de ses largeurs de vues. Pays à forte dominante catholique, les droits de l'homme et de la femme les plus fondamentaux y sont régulièrement mis à mal.

Ainsi la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la Pologne, mardi 20 mars 2007, pour avoir refusé un avortement thérapeutique à une femme qui est devenue quasiment aveugle après son accouchement. Pourtant, le fait d'avoir ce troisième enfant risquait de lui faire perdre définitivement la vue et la privait de toute possiblité de l'élever, ainsi que ses deux autres enfants. Mais les voix du Seigneur sont les plus fortes...

Au mois d'avril 2007, les députés ultracatholiques polonais de la Ligue des familles polonaises (LPR) ont échoué à introduire dans la constitution une interdiction totale de l'avortement. Déjà l'une des plus restrictives en Europe, la loi antiavortement actuelle n'autorise l'IVG que dans quelques cas bien définis : quand la grossesse est le résultat d'un crime comme le viol ou l'inceste, quand elle présente un danger pour la vie ou la santé de la femme, et en cas de malformations graves du foetus. Une IVG illégale est sanctionnée d'une peine de deux ans de prison pour le médecin ou toute personne qui la pratique, la femme elle-même n'est pas punie.

Plus amusant à première vue, même si désolant pour la population homosexuelle vivant en Pologne, ce dernier fait d'armes des autorités : la porte-parole de l'Office gouvernemental de protection de l'enfance (appartenant à la Ligue des familles polonaises, LPR), a annoncé qu'elle allait étudier si la série télévisée pour enfants Teletubbies constitue ou non une promotion voilée de l'homosexualité. On croit rêver !

Les Teletubbies, vous êtes peut être déjà tombé dessus par hasard. C'est une série britannique produite pour la BBC, créée par Anne Wood, et destinée aux très jeunes enfants entre 0 et 2 ans (365 épisodes ont été produits entre 1997 et 2001, diffusés dans 120 pays). S'agissant d'un produit très bien ciblé, je n'ai jamais pu regarder un épisode plus de 2 minutes sans me demander ce que les enfants y comprenait, mais c'est une autre histoire.

La raison de cette chasse aux sorcières ? L'un des personnages masculins de la série, Tinky Winky, porte avec lui un sac à main, accessoire plutôt féminin. "J'ai appris qu'il pourrait y avoir un sous-entendu homosexuel voilé", a déclaré Mme Ewa Sowinska.

Les Polonais ne sont pas les seuls intégristes à réagir de la sorte. La série a déjà été attaquée aux Etats-Unis par des groupes de conservateurs chrétiens pour les mêmes motifs.

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(vendredi 11 mai 2007 à 12:08)

http://www.delation-gouv.fr/

Vive le Ministère du Civisme et de la Dénonciation !

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(vendredi 11 mai 2007 à 10:49)

Selon une étude réalisée par l'Université de Washington, la première à s'intéresser de près aux nourrissons, 40% des bébés américains de trois mois sont régulièrement scotchés devant un écran. Chez les moins de deux ans, c'est encore pire : ils sont 90% à regarder la télé une heure et demie par jour.

Les docteurs Frederick Zimmerman et Dimitri Christakis, auteurs de l'enquête et d'un ouvrage sur le sujet (The Elephant in the Living Room : Make Television Work For Your Kids, Rodale Books, 2006) tirent la sonnette d'alarme.

Avant trois ans, trop regarder la télé peut entraîner des comportements agressifs et un pauvre développement cognitif. Leurs recherches ont montré que les enfants qui regardent la télévision et des vidéos avant l'âge de trois ans sont susceptibles de développers des problèmes de concentrations à l'âge de sept ans. Ils recommandent, en accord avec l'Association Américaine de Pédiatrie, de ne pas mettre devant un écran les enfants de moins de deux ans.

En pratique, 30% des parents interrogés affirment mettre leurs marmots devant un DVD éducatif ou une chaîne de télé pour bébés — un marché en pleine expansion — pour stimuler les neurones de leur progéniture... Pourtant, il n'y a aucune preuve scientifiques que ces produits aient une quelconque valeur éducative, bien au contraire. S'ils ne rendent sûrement pas les enfants plus intelligents, il y a un risque qu'ils favorisent le développement de problème d'attention.

En effet, le développement du cerveau d'un enfant est directement lié aux stimulis reçus lors de ses deux premières années de vies, période durant laquelle la taille du cerveau triple. Si un enfant est exposé à une stimulation visuelle ultra rapide, comme ce qui est généralement diffusé à la télévision, c'est ce que son cerveau sera conditionné à rechercher. A côté de ça, la vie réelle va lui sembler bien ennuyeuse...

Les auteurs évitent cependant de diaboliser la télévision, qui peut également être un outil important et efficace d'apprentissage et de socialisation, mais un outil qu'il convient de savoir maîtriser. Or, selon une autre enquête, 33% des petits Américains de moins de six ans ont un téléviseur dans leur chambre. Et bloquer l'accès aux chaînes porno et violentes grâce au bouton de contrôle parental n'est sûrement pas le meilleur moyen de leur apprendre à l'utiliser avec parcimonie.

Réaction à une mauvaise habitude de la vie courante, parce qu'il n'y a pas que NS dans notre vie, il ne faudrait pas l'oublier.

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(jeudi 3 mai 2007 à 22:27)

IllicoEt un de plus... Le journal gay gratuit Illico est actuellement menacé d'interdiction par le ministère de l'Intérieur. En cause, le ministère reproche au journal son caractère pornographique et demande le classement comme tel, ce qui revient à une interdiction de fait pour un journal distribué gratuitement dans nombre de bars, librairies et autres établissements.

Le problème, c'est que le contenu éditorial de ce journal existant depuis 1988 n'a pas varié depuis des années et qu'il n'a jamais eu à subir jusqu'ici de semblables menaces.

De même, ce journal est actuellement distribué dans des établissements (bars, discothèques...) déjà interdit d'accès aux mineurs.

Enfin, bien que le ministère de l'intérieur, par la voix de Marc André Granibenq, sous-secrétaire aux libertés publiques, reproche au journal de publier "des textes et des photographies de nature pornographique susceptibles de choquer les mineurs qui pourraient l'acqurir", il est étonnant de constater l'imprécision de l'administration quand il s'agit d'étayer l'accusation.

Le SNEG remarque ainsi qu'«aucun numéro ni aucun article ne sont précisément pointés par l'administration : et pour cause, les contenus publiés n'ont aucun caractère explicite. Quant aux publicités diffusées par Illico, elles ne varient pas d'un titre LGBT à l'autre : c'est donc toute la presse magazine LGBT qui pourrait être menacée».

Alors, dans quel but le ministère de l'intérieur dégaine t-il pareille arme en pleine période électorale ?

En fait, cette menace intervient alors que le journal a ouvertement pris position pour Ségolène Royal et contre Nicolas Sarkozy.

Rappelons que Sarkozy est le seul des "grands candidats" à avoir refusé d'office l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels, et a avoir déclaré récemment que la pédophilie et le suicide étaient dues à des prédispositions génétiques, susceptibles d'être traitées.

Quand on sait qu'une part très importante des personnes qui se suicident se révèle être des homosexuels rejetés, refoulés ou en grande détresse, que l'homosexualité et la pédophilie sont très souvent associées dans l'esprit de ceux qui n'y voient qu'une seule et même pratique contre-nature, et que les dernières visions eugéniques de la société en Europe ont débouché sur l'extermination des "races génétiquement déficientes", juifs, tziganes et homosexuels, il paraît difficile pour les homos de ne pas se sentir blessés par de tels propos...

Alors, si l'opposition d'Illico a un candidat aussi rétrograde et réactionnaire que Nicolas Sarkozy n'est pas étonnante, la réponse du ministère de l'Intérieur, que Sarkozy a si longtemps dirigé, est pour le moins brutale et surprenante !!

Aujourd'hui c'est Illico qui est menacé de fermeture pour son opposition à sarkozy. Demain, le tour à Libération, au Nouvel Observateur, ou à Télérama ? Et après-demain, délaissera t-on la censure des journaux pour mieux s'attaquer aux citoyens "génétiquement déficients" ?

Rappelons que parmi les soutiens du journal, on trouve, outre toutes les grandes associations LGBT et de nombreuses organisations syndicales, des personnalités aussi diverses qu'Olivier Besancenot, de la Ligue Communiste Révolutionnaire ou que Nicolas Miguet, président du Rassemblement des Contribuables Français.


Toute l'affaire sur Citegay

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(jeudi 3 mai 2007 à 15:12)

Nous célébrons aujourd'hui la 17ème journée internationale de la liberté de la presse. Bien sûr, cet événement doit servir, avant tout, à dénoncer et faire reculer les menaces qui pèsent sur les journalistes sur la scène internationale. Depuis le 1er janvier 2007, treize reporters et quatre collaborateurs des médias on perdu la vie dans l’exercice de leur fonction. Et au 20 mars 2007, 141 professionnels des médias sont toujours emprisonnés pour avoir simplement voulu informer le public.

Mais cette journée est aussi l'occasion de rappeler que la liberté de la presse recule fortement en France. Au plan de la liberté de la presse, notre beau pays est passé du 11ème au 35ème rang mondial entre 2002 et 2006. La pression des pouvoirs politiques sur nos journalistes s'est notamment accrue. Fin janvier dernier, un journaliste du Figaro confessait ainsi, au quotidien suisse Le Matin, avoir reçu des menaces car il n'était pas assez "conciliant avec le candidat de l'UMP" (lire l'article du 07/02/2007).

Autre exemple : en juin 2005, Alain Genestar, alors directeur de la publication de Paris Match, "démissionne" après la publication d'une photo montrant Cécilia Sarkozy en compagnie de son nouvel amant. Un an et demi plus tard, la nouvelle direction de l'hebdomadaire est bien plus docile avec le candidat à l'élection présidentielle. Elle va même jusqu'à lui consacrer huit pages et une couverture élogieuses : "Nicolas Sarkozy - Un destin en marche".

Les journalistes français subissent également une forte pression des pouvoirs économiques, aujourd'hui proches des pouvoirs politiques. Martin Bouygues, un grand ami de Nicolas Sarkozy, contrôle la chaîne de télévision la plus regardée aujourd'hui en France. Arnaud Lagardère, un autre ami proche du candidat de l'UMP, a la main sur de nombreux titres de presse (Elle, Paris Match, Le Journal du Dimanche, Télé 7 jours...)...

Les groupes industriels ont, par ailleurs, profité de la crise que traverse la presse écrite pour prendre le contrôle des grands journaux. Comment expliquer qu'ils investissent des dizaines de millions d'euros dans des entreprises qui ne leur rapporteront jamais d'argent, si ce n'est pour avoir la main sur les lignes éditoriales ? Comment le débat démocratique peut-il avoir lieu dans ces conditions ?

Ci-dessous, une pub choc de Reporters sans frontières :


RSF : La pub coup-de-poing !
envoyé par chris38

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