Un moment délicieux et absurde : Rumba
Salles obscures - mercredi 24 septembre 2008

Intriguée par trois courtes bandes-annonces colorées et drôles, la grise soirée d'hier m'a parue propice à aller voir Rumba.

Cet ovni raconte la belle histoire d'un couple d'instituteurs gentiment farfelus passionnés de danse. Leur univers simple, beau et gai est chamboulé par un accident bête... La suite relate la façon dont ils se relèveront, sans pathos ni désespoir, bien au contraire.
Une trame ultra simple, qui laisse la part belle aux acteurs et à de purs moments de comédie burlesque. Frais et résolument optimiste même dans les moments tragiques, ce film fait un bien fou.

Les scènes de classe notamment (Fiona est professeur d'anglais et Dom professeur d'EPS) sont très drôles, sorties d'un imaginaire idéalisé.
L'absurde assumé et jamais cynique des situations peut ne pas plaire pas à tout le monde, deux spectateurs ont d'ailleurs quitté la salle en cours de projection. Il faut accepter de se laisser porter dans cet univers décalé et profiter des multiples gags bien vus qui parsèment le film. Le film dure 1h17, suffisant pour laisser s'épanouir l'histoire et le rire, assez court pour ne pas lasser.

Couple dans la vie, le belge Dominique Abel et la canadienne Fiona Gordon forment un duo comique qui tourne depuis les années '80, revendiquant les influences de Buster Keaton, Laurel et Hardy ou Charlie Chaplin entre autres. Ils ont déjà commis un court-métrage, Merci Cupidon, et de nombreux spectacles. Ils ont co-réalisé Rumba avec Bruno Romy.
Comédiens de scène et de cinéma, Abel et Gordon se révèlent ici danseurs sur des airs de rumbas cubaines des années '60. Une danse sensuelle et physique qui tombe à point nommé dans ce film qui parle du couple et de la précarité du bonheur.

Le site du film, pour vous donner envie.
Et pour en apprendre beaucoup plus sur Abel et Gordon, allez sur leur joli site : Courage mon amour

Violette

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Let's get lost
Salles obscures - vendredi 12 septembre 2008

Portrait tout en émotion du trompettiste de jazz Chet Baker.
Amateurs de jazz et de belles images tomberont sous le charme de ce film documentaire de Bruce Weber, tourné en noir et blanc en 1988. Quelques cinémas en France ont ressorti les vieilles bobines et ce serait dommage de passer à côté.

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Cécile

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