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(samedi 27 janvier 2007 à 19:58)
Coupable d'avoir déclaré en novembre 2006 à propos de l'Equipe de France de football : "Dans cette équipe, il y a neuf 'blacks' sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls" et d'avoir ajouté :"J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks !", le sulfureux George Frêche a été définitivement exclu du parti socialiste par la Commission Nationale des Conflits du parti ce samedi 27 janvier 2007. Rappelons pour ceux qui trouverait la sanction trop lourde que ce cher homme n'en est pas à son coup d'essai ! Il a ainsi déclaré en février 2006 lors d'un rassemblement devant la Maison des Rapatriés (d'Algérie) de Montpellier qu'il regrettait la suppression de l’alinéa 2 de l’article 4 de la loi du 23 février 2006 qui soulignait le “ rôle positif ” de la colonisation, vantant longuement cette dernière. Il a ensuite pris à parti un représentant d'une association de harkis (algériens ayant combattu aux cotés des français lors de la guerre d'Algérie), l'accusant de faire parti "des harkis qui ont vocation à être cocus jusqu’à la fin des temps (...) Vous êtes des sous-hommes ! Vous n’avez rien du tout, vous n’avez aucun honneur !" ; "les harkis se sont fait égorger comme des porcs !". Il a été condamné par la justice ce jeudi 25 janvier 2007 à 15.000 euros d'amende pour "injures envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse". C'est donc une sanction exemplaire et courageuse qu'a pris le Parti Socialiste, n'hésitant pas à perdre le contrôle (théorique) de la Région Languedoc-Roussillon à quelques mois d'une échéance présidentielle nécessitant au contraire la réunion des forces.
Il avait en effet déclaré en janvier 2004 que le comportement homosexuel était "évidemment une menace pour la survie de l'humanité", rajoutant qu'il était un comportement que l'on pouvait "parfaitement innhiber ou rééduquer" et que, "si on l'encourage, cela risque d'être très nocif pour la société" ! Il avait également traité quelques temps après les associations homosexuelles en général de "mouvements terroristes". Mais curieusement, Christian Vanneste, qui soutient par ailleurs bruyamment Nicolas Sarkozy, n'a jamais été inquiété pour ces déclarations et encore moins condamné, malgré les demandes d'exclusion émanant de certains membres de l'UMP, dont Jean-Luc Romero. Pis, il a même été réinvesti par l'UMP dans sa circonscription pour les législatives de 2007 ! Deux poids, deux mesures ? La justice a tranché et condamné les deux fautifs, le PS assume ses responsabilités, mais pas l'UMP... Et si les électeurs prenaient les leurs vis-à-vis du parti de Nicolas Sarkozy ? (vendredi 26 janvier 2007 à 20:05)
Hé oui, reparlons en ! Parce que si deux pays (la Hollande et la France) ont rejeté le Traité constitutionnel, et que trois autres veulent le réduire à sa plus simple expression (Royaume-Uni, Pologne et République Tchèque), il ne faudrait pas oublier que 18 pays l'ont accepté et que le Portugal et l'Irlande l'approuve implicitement en participant à la réunion ! Parce que ces 18 pays représentent 270 millions d'européens (soit la majorité !) Parce que si l'Europe n'est pas morte comme certains le craignaient (ou le menaçaient) avec les "non" français et néerlandais, force est de constater qu'elle ne va pas fort non plus... Récapitulons : quoi de neuf depuis ce beau 29 mai 2005 où les électeurs français ont refusé le traité à 54,68% ? On a eu l'épisode de la crise énergétique, avec les états membres incapables de s'entendre, de parler d'une seule voix, face au gouvernement russe et à Gazprom... On a eu l'épisode des OPA hostiles et autres fusions ratées, qui voit des gouvernements européens refuser des fusions entre entreprises européennes pour les perdre au profit d'entreprises étrangères... Et je ne vous parle pas de la politique migratoire déplorable de l'Union ou de sa politique sociale inexistante. Et c'est cette Europe du statu-quo que nous devrions subir ? Cette Europe de la lâcheté et des petits calculs politiques (merci M. Fabius) incapables de protéger ses citoyens parce que personne n'ose (ou ne veut) lui en donner les moyens. Alors bien sur, moi aussi j'aurai préféré un texte plus court, plus lisible, mieux ficelé, qui n'ait pas l'air de sortir tout droit de l'imagination débridée de hauts fonctionnaires et de grands patrons déconnectés de la réalité. Moi aussi, j'aurai aimé que l'on supprime toute référence économique dans une constitution qui n'est pas censé traiter de cela ! Mais enfin !! Nos politiques ont-ils saisi la balle au bond ? Ont-ils proposé une solution de secours face au séisme qui aurait du toucher l'Europe, après ce refus ? Et tous les syndicats qui ont défendu le non au nom de la recherche d'une meilleure Europe, l'ont-ils trouvée finalement ?? Depuis des années, on accumule les séismes et autres révolutions sans en tirer la moindre expérience, sans corriger quoi que ce soit ! A chaque coup de semonce, les politiques poussent de hauts cris pour retomber aussitôt dans un état d'hébétude, d'où ne les sortent que des controverses lamentables sur Ségolène ou Sarkozy ! 21 avril 2002 : Chirac promet d'être "le président de tous les français" face à la tragédie du premier tour ? On n'a jamais vu depuis gouvernement plus partisan, libéral et déconnecté de tout sentiment de responsabilité démocratique ! 29 mai 2005 : Le référendum européen est rejeté par 54,68% des français ? Tout le monde enterre purement et simplement le débat, en faisant mine d'oublier que la plus élémentaire politesse (et intelligence politique) voudrait que l'on attende le vote des autres pays européens avant de jeter le bébé avec l'eau du bain ! Mais non !! La France, sûre d'elle-même, de son aura et de son incontournabilité dans le débat, le clôt sans autre forme de procès... Comme bien des gens, je trouvais de nombreuses imperfections à ce Traité, j'aspirais à mieux. Mais aujourd'hui, devant la bassesse et la petitesse du ministre-candidat de droite, et le flou artistique de la candidate de gauche, il faut affirmer le besoin d'Europe, la grandeur de l'Europe !! Elle mérite mieux, elle ne se satisfait pas de solutions minimalistes, mais "a besoin de solutions maximalistes" (dixit Nicolas Schmit, ministre luxembourgeois des Affaires européennes). Si nous ne sommes même pas capables de faire avancer ce sujet, comment pouvons-nous espérer quoi que ce soit de la prochaine élection présidentielle ? Minable est la volonté des hommes politiques ! Lamentable est le soutien que les citoyens lui accorde ! Sinistre sera notre avenir... (vendredi 19 janvier 2007 à 16:09)
Moi, je... Moi, je... Au cours du discours prononcé au congrès de l'UMP, le 14 janvier 2007, notre actuel ministre de l'intérieur a dit "je", "me", "moi", "ma" 258 fois, soit une fois toutes les 18 secondes. Jean Véronis, qui a analysé ce texte, n'en revient pas : c'est "un des discours les plus égocentrés que j'ai jamais analysé. Un quart des phrases commencent par je !". Nicolas Sarkozy, qui a déclaré 27 fois "je veux être le président", est ainsi beaucoup plus narcissique que sa première rivale, même si celle-ci parle également beaucoup d'elle-même. Selon Jean Véronis, Ségolène Royal a prononcé "je", "me", "moi", "ma" une fois toutes les 25 secondes, lorsqu'elle a présenté ses voeux aux Français, le 4 janvier dernier. S'il existe quelques différences sur la forme du discours des deux candidats, les disparités sont encore plus marquées sur le fond. C'est du moins ce que j'ai pu vérifier après avoir moi-même analysé les voeux des présidentiables. Ainsi, très pragmatique, Ségo a beaucoup parlé de l'"europe", du "logement(s)", des "jeune(s)" et de l'"emploi". Tandis que Sarko, plus théorique, a très souvent mentionné la "république", le "président", le "travail", les "homme(s)" et la "politique".
Sur les questions liées à l'Environnement, qui représentent les premières préoccupations de la scène internationale, les positionnements de Nicolas et Ségolène divergent également. En plus d'une heure de discours, s'il a prononcé deux fois le mot "environnement(ale)" et une fois le terme "écologiques", l'homme de droite n'a jamais abordé directement les problématiques environnementales. Il en a fait tout juste mention au détour de quelques phrases :
En revanche, dans les voeux de la femme de gauche, qui ont duré une demi heure, "environnement(ale,aux)" apparaît quatre fois et "écologique", deux fois. Et Ségolène Royal traite sans détour du sujet :
A lire aussi, sur le blog de Jean Véronis : Sarko : moi, je (vendredi 12 janvier 2007 à 16:27)
Via Calédosphère : Sékolène Sargozy (jeudi 4 janvier 2007 à 14:32)
L'expatriation de Johnny. Le redressement fiscal de Doc Gyneco. Les sondages qui donne Ségolène Royal gagante. Le blog des habitants de Neuilly en faveur d'Alliot-Marie. Les coups bas de Jacques Chirac. L'UMP Belgique fondé par l'extrême droite locale. Le Pen qui se déclare de centre-droit... Dominique analyse avec beaucoup de finesse les nombreux malheurs qui affectent actuellement Nicolas Sarkozy. C'est à lire sur 404 Brain not found. |