Venez vous perdre dans le Jardin des Histoires
Envies d'ailleurs - dimanche 24 août 2008

Le week-end du 15 août c'était le festival du Nombril, déjà annoncé ici. Nous y avons passé trois jours magiques, entourés d'artistes et autres gens bizarres, à regarder des performances et des spectacles décalés. De belles découvertes, dont je parlerai certainement plus tard.
Un lieu nous a particulièrement marqué, qui mérite une visite si vous passez dans le coin, même si ce n'est pas un jour de festival. Il s'agit du Jardin des Histoires, conçu par le conteur Yannick Jaulin.

Un rappel historique tout d'abord : comme plus aucun lecteur de ce blog ne devrait l'ignorer, le village de Pougne-Hérisson est le berceau des histoires. Situé à l’épicentre du big-bang mythologique, c'est un lieu de transhumance et de repos pour les mythes fatigués.
Robert Jarry, forgeron de son état, a cherché toute sa vie durant à ranimer les histoires pétrifiées. Il a été initié aux recherches ombilicologiques par John Barney Ferguson, anthropologue américain parachuté par erreur sur le village durant la seconde guerre mondiale et auteur d'une thèse sur la richesse mythologique de la pierre de Gâtine et le phénomène de la transformation des histoires en cailloux.
A la mort de ce savant, Robert Jarry construisit des machines étranges destinées à inciter les pierres du village à raconter des histoires : les machines à tarabuster. Son laboratoire et toutes ces installations bizarres sont observables aujourd'hui dans la grange du Jardin des Histoires.

Après la visite de ce singulier laboratoire, la balade au hasard dans le jardin proprement dit est un bonheur. On découvre un univers végétal, mécanique et sonore, sorte de parc de loisirs empli de poésie, destiné aussi bien aux adultes qu'aux enfants. Même si les contes à dormir debout ne vous séduisent pas, il fait bon déambuler à travers ce jardin où s'épanouissent de splendides fleurs des champs. Pas de plantes rares, mais des installations cachées dans chaque parterre de fleur, et des jeux dissimulés derrière chaque tronc d'arbre.
Ainsi, une cabane en bois est en fait un lieu où déposer ses secrets ou ses cancans. Le bois des fées est une forêt de hauts mats, chacun étant marqué à une hauteur différente : chaque mat est en fait une stère, et un panneau renvoie chaque hauteur à un personnage de compte (avec mon mètre soixante-huit, je suis la Belle au bois dormant). Un peu plus loin, une tonnelle accueillante propose de se reposer en écoutant un conte. Quant au poulailler, il sert de lieu à une amusante exposition de portraits.

Partout, d'accueillants transats attendent le visiteur fatigué. Tout au long du parcours sont disposés des micros, faisant circuler des voix dans ce jardin, et le promeneur est parfois surpris par une douce parole au détour d'une haie.

Informations pratiques :
Horaires d'ouverture
Du 14 avril au 30 juin, du 1er sept. au 31 oct. : week-ends, jours fériés et ponts de 13h30 à 19h
Du 1er juil. au 31 août :tous les jours de 13h30 à 20h, vendredi jusqu'à minuit

Tarifs :
Plein tarif : 6 €
Tarif réduit : 4.50 €
De 4 à 11 ans : 3 €
Moins de 4 ans : gratuit

Accueil : 05 49 64 19 19
lenombril@nombril.com
www.nombril.com

Hérisson
79130 Pougne-Herisson

Violette

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Un voyage en Albanie : Shkodra
Envies d'ailleurs - samedi 9 août 2008

Débutons notre tour d'Albanie avec la grande ville du nord ouest du pays, Shkodra.

En arrivant de Tirana, la ville est dominée par la forteresse de Rozafa.
Nous y sommes arrivés tôt, vers 9h30, et la température était déjà élevée. Le site, dont la partie la plus ancienne date du Moyen Age, est fort bien préservé. Ce qui est particulièrement agréable, c'est de se trouver quasiment seul pour s'y promener, et de pouvoir accéder à tout. Nous avons notamment pu grimper l'escalier en colimaçon d'un ancien minaret. Cette forteresse est une étape incontournable pour tout voyageur en Albanie.
Le site tire son nom d'une bien triste légende : lors de la construction, les murs s'écroulaient chaque nuit. Comme sacrifice pour pouvoir enfin achever le château, les trois frères bâtisseurs décident d'y emmurer la première de leurs femmes qui viendrait leur apporter le déjeuner. Deux des frères trahissent leur pacte et préviennent leurs épouses, et c'est la femme du troisième qui est immolée aux fondations de la forteresse, Rozafa.

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Violette

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Les galères aériennes : où sont mes bagages ?
Envies d'ailleurs - lundi 4 août 2008

Cet été nous avons choisi la compagnie italienne Alitalia pour nous rendre à Tirana, en raison d'horaires de vols pratiques et de tarifs intéressants. Comme il n'existe aucun vol direct depuis la France, nous avons fait escale à Rome. Départ de Roissy, dans un vol affrété en commun par Alitalia et Air France, pour 5 heures 30 de trajet au total.

Avant le départ, une amie travaillant dans le tourisme m'effraie en me disant que cette compagnie est réputée perdre régulièrement les bagages. Je me rassure comme je peux, mais nous n'avons pu que nous incliner devant l'évidence : nos bagages ne nous ont pas suivis lors de l'escale romaine. Nous nous retrouvons donc à l'aéroport Mère Thérèsa de Tirana à 23h30, sans aucun vêtement ni trousse de toilette, avec un chauffeur fort impatient de nous emmener dans notre bed & breakfast.
Début chaotique, d'autant que nous avions travaillé toute la journée dans ces vêtements, puis mitonné dans les carlingues, et rêvions de nous changer.

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Violette

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Les Bidochon en vacances
Envies d'ailleurs - vendredi 1 août 2008

L'une des choses que j'appréhende le plus lors d'un voyage à l'étranger, c'est de me trouver au même endroit que des compatriotes bien beaufs, de crainte d'être mise dans le même sac par la population locale.
Ainsi cet été, faisant quelques courses dans un supermarché albanais quasi désert, avons-nous pris la précaution de communiquer uniquement par gestes afin de ne pas être reconnus par 2 couples de français sans gêne absolument insupportables, parlant fort pour dire des inepties, et d'une inélégance consommée. Les deux pauvres vendeuses présentes ont du subir leurs petits caprices de diva à fort pouvoir d'achat (ça devait les changer de la France), et nous nous faisions tous petits, essayant de passer pour des allemands, des hollandais, n'importe quelle nationalité mais pas des français.

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Violette

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