Par la grâce d'Internet et des conseils avisés de mon bon ami, j'ai découvert récemment l'émission The Brain, diffusée sur une quinzaine de radios en France (dont Jet f.m à Nantes, ou Radio Grenouille à Marseille pour ne citer qu'elles) ainsi qu'en Belgique, en Allemagne et au Canada.
N'écoutant plus que Radio France au réveil et ayant abandonné la bande f.m depuis la fin de mon adolescence sans trop de regrets (il y avait eu, comme pour de nombreux jeunes de mon âge, la découverte de Doc et Difool, puis de nombreuses soirées en compagnie du Monde de monsieur Fred sur Oui f.m, et enfin Radio Nova en fond sonore de fêtes enfumées), je suis très en retard sur ce coup là puisque l'émission sévit depuis 1999 déjà. Pas grave, cela me fait plein d'archives à découvrir !
Qu'est-ce que cette chose au nom obscur, vous demandez-vous certainement. Comme lu sur un forum, on pourrait qualifier The Brain d'"émission psycho-active et spatio-dynamique. Les fantaisies les plus nouvelles de l'électropop déviante enrobées d'obscures perles vintage aux rythmes trépidants. Et des interventions toujours pertinentes."
En gros, c'est du n'importe quoi enfilé avec talent sur des pistes musicales ou extraits de films décalés et bien trouvés. Une émission qui fait plaisir loin de la standardisation des stations commerciales.
Vous aussi, succombez à The Brain et téléchargez les anciennes émissions généreusement mises à disposition sur le site www.thebrain.lautre.net.
Hier soir au Sunset, rue des Lombards à Paris, une trentaine de parisiens curieux ont assisté au concert unique d’un griot africain et d’un trompettiste allemand.
Ablaye Cissoko et Volker Goetze se sont rencontrés en 2001 à St Louis du Sénégal et ont depuis travaillé ensemble pour créer des morceaux en commun, mêlant influences jazz et musique traditionnelle africaine.
Sur la petite scène du Sunset, la rencontre est touchante et donne naissance à de belles mélodies tout en douceur. Volker Goetze, effacé, joue la plupart des morceaux en sourdine, et c’est donc principalement sur Ablaye Sissoko que tous les yeux sont braqués. Quand sa voix magnifique s’élève, c’est l’Afrique qui vient à nous au son de la kora.
Entre deux morceaux, Sissoko accorde son instrument tout en souriant aux anges. Son plaisir à jouer est communicatif et lorsque le (court) concert se termine, le public en demande encore.
A cette heure, le seul concert programmé du duo aura lieu à Cologne le 19 septembre. Il faudra donc attendre la sortie de l’album pour les découvrir. Sira sortira en octobre sur le label Obliq Sound. Une partie des bénéfices de la vente du disque ira à une association qui s’occupe des enfants des rues en Afrique de l’Ouest.
De retour après 15 jours au soleil d'un pays à découvrir, l'Albanie.
Retour en douceur avec une activité réduite au bureau, des amis à revoir en terrasse, des tonnes d'emails en retard, du soleil, des expos avec moins de foule. C'est parfait.
Vue avant de partir, et que vous pouvez encore visiter jusqu'au 22 septembre, l'exposition sur les réalisations de Dominique Perrault (dont l'une des oeuvres majeures est la Bibliothèque Nationale de France) au centre Pompidou.
Le nombril du monde est un festival organisé du 15 au 17 août à Pougne Hérisson, village légendaire où seraient nées toutes les histoires. Dans ce petit village des Deux Sèvres, des passionnés d’ombilicologie et des curieux se réunissent dans la bonne humeur, et espérons-le sous le soleil.
Destiné aux enfants comme aux plus grands, le festival propose spectacles, parcours découvertes, ateliers, contes, festivités, concerts, et autres réjouissances. Il est organisé depuis 1990 par Yannick Jaulin et sa compagnie "Le beau monde ?".
Lundi soir dernier, tard, en zappant sur Arte, j'ai été subjuguée par un documentaire relatant l'expérience scientifique menée en Arctique en 2006 par une équipe de 8 chercheurs. Impossible de décrocher le regard.
Cette expédition s'est organisée dans le cadre de l'Année Polaire Internationale 2007-2009, en collaboration avec le programme Damoclès de l'Union Européenne.
Après les cubes d'Anselm Kiefer, c'est au tour de Richard Serra d'occuper l'espace du Grand Palais pour cette seconde édition de Monumenta.
Nous savions ce que nous allions voir et pourtant, une fois passées les portes, nous avons été impressionnés. C'est que l'on pénètre dans un très grand espace, très lumineux. 13 500 mètres carrés. Et, disséminées tout au long de la nef, cinq stèles d'acier géantes.
Un audio guide est compris dans le ticket d'entrée. La voix de l'artiste accompagne nos déambulations, expliquant clairement son parcours et sa démarche. Ainsi, ce qui pourrait être totalement hermétique devient évident.
Un moment de contemplation et de plaisir, assis sur les bancs du Grand Palais, entre les rayons de soleil qui traversent la coupole. Des gens qui se promènent calmement, le nez en l'air. Des enfants trop heureux de tout cet espace qui courent entre les stèles. Une exposition qui n'impose rien et où chacun se fait sa propre expérience, c'était le postulat de Richard Serra. Réussi.
Rendez-vous en 2009, pour découvrir la vision de Christian Boltanski.
Mais j'ai boycotté.
Parce que deux soirées télé, c'est trop.
Parce que ce n'est pas humainement possible de survivre à deux cérémonies de remise des prix.
Parce que Canal + et ses private jokes pour VIP qui peuvent entrer au Jimmy's, c'est sympa deux minutes mais vite gonflant pour les vrais gens, ceux qui payent leur place de cinéma. Ceux qui ne font pas la bise à Cathy Guetta (en même temps c'est là que tu es content de ne pas être un VIP).
Ça y est, l'événement culturel de l'année est passé, et je me suis endormie devant.
Au bout de 15 présentateurs qui égrènent les notes attribuées par leur pays, il faut être sacrément motivé pour continuer à regarder. Avoir un membre de sa famille en compétition par exemple, sinon je ne vois pas. Ou avoir un peu trop bu, mais là j'étais désespérément sobre.
Petite remarque en passant, alors que toutes les speakerines, quelque soit leur nationalité, arrivent à aligner plusieurs mots en anglais, pourquoi Cyril Hanouna, pour la France, n'a-t-il pas pris la peine d'essayer ? Je veux bien que ce ne soit pas évident : "And eight points goes to...", mais tout de même... on aime bien se singulariser dirait-on.
Pour tous ceux qui ont été baignés dans les douces sonorités trip hop et de la voix incroyable de Beth Gibbons, voici enfin le troisième album de Portishead, sobrement intitulé Third. Un album que beaucoup d'entre nous ont attendu depuis 10 ans.
L'album sort lundi 28 avril, mais il est déjà en écoute gratuite sur le site de Last fm.
Profitez avant de courir l'acheter.
EBay étant parfois une mine d'or - et parfois non, il faut savoir prendre des risques calculés - j'avais eu le coup de foudre pour de petits tableaux. Des choses très belles, sur lesquelles les enchères sont vite montées.
Il s'agit principalement de têtes enfantines, torturées et recomposées.
L'artiste expose maintenant dans une galerie parisienne. Ça se passe place du marché Sainte Catherine, à la galerie Marie Vitoux, du 3 au 26 avril 2008.
Je vous invite à y passer, ce sont œuvres délicates et poétiques, naïves et sombres.
Galerie Vitoux
3, rue d'Ormesson
Place du marché Sainte Catherine
75004 Paris
Appris à l'instant le nom du candidat qui représentera la France à l'Eurovision 2008, dont la finale se tiendra le 26 mai en Serbie.
L'heureux poulain ayant la difficile tâche de redorer le blason français dans cette compétition internationale de haut vol sera... Sébastien Tellier, avec Divine, extrait de son dernier album Sexuality.
Pourquoi ?
Vu hier la petite rétrospective Pavel Brazda présentée au centre culturel tchèque dans le 6è arrondissement.
Artiste engagé, Pavel Brazda n'a pu exposer dans son pays qu'à partir des années 90, à 65 ans. Il est maintenant reconnu comme l'un des artistes tchèques majeurs du XXè siècle. A travers ses oeuvres, il a dénoncé les réalités de la Seconde guerre mondiale, et également dressé un portrait saisissant de l'édification du socialisme des années 50, avec son optimisme forcé cachant l'existence des camps de travail.