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L’assaut de Subway à Paris
(mercredi 18 juin 2008 à 18:50)

Ce billet est une reprise du billet paru sur le blog Mlle. Dilling à Paris.

L’influence Américain à été toujours évidante en France. Autrefois avec les « U boats » sur les plages de Normandie en 1944 et maintenant avec les « submarines ». Mais attention, je ne parle pas des bateaux. Je parle des sandwiches. La chaîne américaine a ramené des sandwiches en forme du « sub », c’est-à-dire un sandwich long fait sur mesure. Subway a connu une croissance impressionnante ces derniers mois. Au début, il n'y avait que quelques boutiques au bord de la Seine ou à Bastille. Il paraît que ces boutiques ont fait un carton car maintenant il y dix-huit Subway à Paris et ses environs. Du 5e au 15e, on peut trouver ces boulangeries américaines partout dans la Capitale.

Je me rappelle le jour quand j’ai vu mon premier Subway à Paris. En tant qu'Américaine j’avoue que j’avais un petit coup de confort en voyant quelque chose de chez moi dans les parages- mais j’ai pensé que cela ne pourrait pas durer car les Français savent bien ce qu'est un bon sandwich. Entre le croque-monsieur et le Monte-Cristo, la France a largement contribué au vaste choix de déjeuner au monde, et Subway n’est pas du tout du même style. En plus, en France on peut dire que l’on fabrique le meilleur pain du monde, sans trop exagérer. Je ne suis pas certaine que les Américains puissent se vanter de la même chose. Alors, c’était avec une joie éphémère que j’ai appris qu’un Subway allait s’installer non seulement à côté du bar où je travaille, mais également dans le coin où je fais mes études. Je comptais en profiter tant que ces boutiques existaient.

Quelques jours après leurs ouvertures, je suis arrivé au Metro Censier-Daubenton et je suis sortie de la station pour aller au cours comme je fais toujours. Mais cette fois il y avait quelque chose de différent. En sortant de la station, j’ai été tout de suite envahie par des souvenirs de lointain, des images des Etats-Unis ont jailli et, tout d’un coup, je me suis sentie nostalgique et je n’avais aucune idée pourquoi. J’ai pris l’escalator pour gagner la route sur terrain et, après avoir vu les premiers rayons du soleil, j’ai vite compris la source de ma nostalgie : Subway. Fini l’arôme de la boulangerie en face, des odeurs émises par les truands dans la rue, celles des livres en vente dans la petite boutique sur l’autre côté de la rue, la fragrance des cafés allongés qui sortent du café, rien ne pouvait effacer le parfum de Subway qui a envahi tout le quartier. Je ne pouvais plus reconnaitre avec mon nez tout ce qui est Paris pour moi. Jusqu’au moment où je suis sortie du Metro, je me croyais en France, mais, après un seul moment j’en ai douté.

J’ai jeté un coup d’oeil au restaurant et j’ai vu une dizaine d’étudiants qui faisaient la queue pour commander un sandwich. Ils étaient tellement contents d’y être. J'ai été étonnée de les voir là car Subway est aussi ancré dans ma culture que la baguette dans celle de ces jeunes-là. J'ai grandi avec cette chaîne, tandis que pour eux, cette nouvelle chaîne est une mode, quelque chose de chic. J’étais partagée entre la révolution et la popularisation d’un concept.

Je ne suis pas tout à fait contre la présence de Subway en France. J’y vais de temps en temps, surtout pour les boules de beurre et chocolat en forme de Cookie. J’apprécie aussi le fait qu’ils aient introduit le « steak végétarien » à la communauté dépravée des végétariens en France. Ils ont aussi ramené le « pickle » avec eux, et il faut avouer que mon petit cornichon américain me manquait vachement. En plus, il faut dire que même si leur présence près de la Place de Clichy signifie le changement d’ambiance dans un quartier connu pour ses sex-shops et bars des filles, je suis, en théorie, soulagée d’avoir un endroit louche de moins à passer sur mon trajet chez moi à quatre heure du matin après mon service au bar.

S’il y a une place pour Subway sur le marché français, ils ont le droit de l’exploiter. Je vais regarder avec intérêt ce qui va se passer avec le sandwich « Américain » à Paris. Pendant ce temps, je vais continuer à fréquenter ma boulangerie à côté de la Sorbonne et près du bar où je travaille - ils font des bons sandwiches « thon crudités », et j’aime bien l’odeur du pain qui sort du four, même si c’est à quatre heure du matin et que je suis en train de rentrer chez moi après une longue journée.

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Réactions
1. Fred (le 18/06/2008 à 19:02) :

Dans le même genre, je ne comprendais jamais comment les Starbuck Coffee peuvent marcher en France...

2. cecile (le 19/06/2008 à 13:46) :

Fred, le starbucks est un des seuls endroits de Paris où on trouve du carrot cake... pour moi c'est l'unique raison de ma fréquentation épisodique de Starbucks !

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