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(lundi 28 janvier 2008 à 17:11)

Parce que cela fait du bien de voir (enfin) un film bien fait, rythmé, drôle et qui ne se prend pas au sérieux. Retour attendu des frères Coen, après des films assez inégaux, peut être pas à leur meilleur (en même temps on ne peut pas refaire Fargo et the Big Lebowsky tout le temps hein) mais ne boudons pas notre plaisir.

Un film totalement jouissif, où l'étrange morale d'un des personnages principaux nous semble en fin de compte totalement logique.
Un film malin, où l'on se surprend à suivre passionnément les mésaventures d'un type (presque) ordinaire, avant de comprendre que ce n'est pas lui le héros qui donne son sens au film.
Un film habité par des acteurs parfaits et des seconds rôles bien trempés. Javier Bardem est terrifiant, avec sa tête de tueur psychopate type Frankenstein. Mention spéciale au coiffeur qui lui a dégoté sa coupe de cheveux. Tommy Lee Jones est égal à lui-même, très bien dans ce rôle de shérif vieillissant désabusé, avec un accent à couper au couteau. Josh Brolin, beaucoup moins connu, mérite de le devenir. Apparition bien vue de Woody Harrelson en rouleur de mécaniques.
Un film brutal et sanglant, comme souvent chez les Coen, mais ça passe. Tout passe. Et pourtant c'est horrible.
Surtout, je le répète, un film drôle malgré tout. Ne serait-ce que pour cette courte scène où l'adjoint du shérif s'esclame "Damned boss, that's too bad, we just missed them!"...

Allez-y, un bon film en hiver ça vous sauve une soirée.
Pour en savoir plus, le site officiel.

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(dimanche 27 janvier 2008 à 11:37)

Vu hier la petite rétrospective Pavel Brazda présentée au centre culturel tchèque dans le 6è arrondissement.
Artiste engagé, Pavel Brazda n'a pu exposer dans son pays qu'à partir des années 90, à 65 ans. Il est maintenant reconnu comme l'un des artistes tchèques majeurs du XXè siècle. A travers ses oeuvres, il a dénoncé les réalités de la Seconde guerre mondiale, et également dressé un portrait saisissant de l'édification du socialisme des années 50, avec son optimisme forcé cachant l'existence des camps de travail.
Le titre de l'exposition fait référence au fait que la Bête, quelle qu'elle soit, cherchera toujours à écraser l'humanité. Dans un des tableaux phares, intitulé 5 minutes avant la fin du monde, les portraits d’Hitler et Staline surplombent un monde déshumanisé : un enfant a une tête de vieillard, le soleil crucifié pleure, l’angoisse se lit à chaque motif.

Mais Brazda était également dans les années 50 un précurseur du mouvement Pop Art. En témoignent notamment une série chromatique de petits tableaux, les coureurs automobiles.
Deux ou trois oeuvres des années 1970 sont également présentées, mais elles ne dégagent pas la même intensité que les oeuvres antérieures.

Découverte pour nous de cet artiste, cette visite a été rythmée par les exercices jazzy d'un piano et d'une basse. Un moment très agréable, dans un centre culturel accueillant, havre de paix au sein du tumulte d'un samedi après-midi rue Bonaparte.

Envie de revenir un vendredi soir prochain, assister à l'un des concerts de jazz organisés dans les sous sols de l'établissement.

Exposition Pavel Brazda, jusqu'au 29 mars 2008
Centre culturel tchèque
18, rue Bonaparte
75006 Paris

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(mardi 15 janvier 2008 à 11:59)

Petit billet rapide en passant sur la politique du gouvernement, parce que c'est bien gentil de se focaliser sur la vie privée de l'omniprésident*, mais on en oublie l'essentiel, vous ne croyez pas ?

Hier donc, Michèle Alliot-Marie a annoncé la création d'une police de quartier pour les banlieues, avec en test de ce plan d'action 3 communes de Seine Saint Denis : Saint-Denis, la Courneuve et Clichy-Montfermeil
Une idée frappée au coin du bon sens, et qui risque de donner de meilleurs résultats que l'envoi ponctuel de forces massives de CRS lorsqu'un problème survient.

Selon la ministre, ce plan prévoit la disposition d'équipes localisées sur un secteur, formées à l'activité en milieu difficile, assurant une présence permanente, active, visible et dissuasive et qui devra identifer et interpeller les délinquants. Le but avoué est de "créer un véritable pacte de confiance entre la police et la population" . Ces unités seront baptisées "unités territoriales de quartiers".

Une bonne idée donc, mais qui avait été mise en place dès 1997 sous la dénomination de police de proximité, et qui a été supprimée de fait par un certain Nicolas Sarkozy lors de son arrivée place Bauveau en 2002-2003.

Pour une chronologie détaillée des évolutions en matière de sécurité intérieure, c'est ici. On peut notamment relever que le 3 février 2003 Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales, estimait que la police de proximité est inutile si elle privilégie la prévention au détriment du travail d’investigation ou d’interpellation. Mieux vaut punir que prévenir donc.

Mais tout cela n'est pas important, est-ce que quelqu'un peut me certifier que Monsieur Sarkozy est bien marié et futur papa ?

*la paternité de cette expression revient à monsieur Maester (je l'ai en tout cas "piquée" sur son très bon blog dessiné : Les aventures de Maester sur le net).

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(lundi 14 janvier 2008 à 19:25)

J'ai menti (cf post précédent), voici encore un article shopping...
Mais c'est pour parler du concept innovant du site web, attention, pas pour les produits présentés (même si en ce moment, il y a des soldes...) !

KnickerPicker.com est un site permettant de voir en vrai ce que rendent les produits proposés en ligne. Il faut cliquer sur dressing room pour accéder à l'option. Trois mannequins censé représenter les 3 tailles types féminines se présentent : une mince, une bien foutue et une un tout petit peu enrobée, en résumé, les autres ben... quelles autres ?
Sans vouloir lancer de polémique à ce sujet, c'est plus l'idée qui est sympa, permettant de bien se rendre compte du rendu des modèles de lingerie, ce qui est important pour un achat en ligne et fait parfois reculer l'internaute prise de fièvre acheteuse compulsive.
On peut ainsi voir porté chaque modèle du catalogue (ensemble, culotte, string...), sur un type de femme nous ressemblant au plus, et sous tous les angles ou presque (le mannequin peut ainsi se rapprocher afin de donner une vue de près, ou se retourner complétement.
Pour le reste, ils 'agit d'un site e commerce bien ficelé, proposant les options d'usage.

Au-delà de l'intérêt novateur et pratique de ce module, gageons que ce site recevra la visite d'e nombreux internautes curieux non acheteurs. Des passionnés de technologie, à n'en pas douter.

Et pour ceux désirant offrir de la lingerie à leur chérie, c'est tout simple, il y a même une rubrique dédiée expliquant comment s'y prendre pour connaître les tailles. Il faut lire l'anglais pour en apprécier l'humour.

Ce n'est encore qu'une version beta, attendons de voir ce qui sera proposé ensuite.

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(vendredi 11 janvier 2008 à 19:18)

Une fois n'est pas coutume, mais en cette semaine de soldes c'est imparable, parlons shopping.

Découverte aujourd'hui d'une petite boutique de décoration nichée discrètement le long de la Place du marché Sainte-Catherine, et qui a ouvert en décembre dernier. Elle propose de belles bougies à la françaises, à l'ancienne, de charmants photophores et autres bougeoires, des produits de soins pour le hammam et divers savons. Le tout dans une atmosphère agréable, avec un propriétaire-vendeur charmant, qui explique patiemment d'où viennent les produits, et ce sans pousser à la vente.

Découverte surtout d'une gamme de bougies parfumées d'origine portugaise, Claus Porto.
A l'origine il s'agit d'une entreprise allemande du 19è siècle qui produisait des savons, d'où le Claus. Elle a ensuite été rachetée par une société portugaise, qui a décliné des lignes de bain, et dans les années 1990 des bougies. Ce sont des splendeurs, pouvant brûler environ 70 heures et diffusant des senteurs variées et délicates très réussies (melon d'eau, amaretto, café, tabac...). J'ai particulièrement aimé la Rivale, au mélange figue-pamplemousse.
Les pots en verre sont très beaux, gravés aux motifs de la boîte enfermant la bougie, et resserviront comme photophore une fois la bougie épuisée. Les boîtes, en carton épais et fermées d'un aimant, sont inspirées de licences anciennes et absolument splendides.
Peu diffusées en France, ces bougies sont vendues environ 35 € chez Marie Antoinette.
Une belle idée de cadeau, qui change des bougies l'Occitane.

Et pour la petite histoire, sachez que le nom de la boutique est l'assemblage du prénom de la grand-mère du propriétaire de la boutique, Marie, et de son prénom à lui féminisé. Joli souvenir.

Allez donc rendre visite à Antoine, et admirer ses beaux produits, lors d'une ballade dans le Marais.

Marie Antoinette
5 rue d'Ormesson
Place du marché Sainte-Catherine
75004 Paris
01.42.71.25.07

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(mercredi 9 janvier 2008 à 14:00)

Voilà un plateau rock-électro qui va réveiller la rue Oberkampf !

Accompagnés du duo sexy d'électro choc Kap Bambino, ainsi que du son rétro futuriste des Zombie Zombie (le projet d'Etienne Jaumet et CosmicNeman (batteur de Herman Düne)), "...les petits génies français de Friction (...)" (les Inrockuptibles) joueront leurs perles pop à la fois furieusement bruyantes, mélodiques et qui ne manqueront pas de vous faire remuer là où il faut.

Leur “Dig It ep” (Hotline Rcds/Distribution La Baleine) sortira le 16 janvier prochain, jour du fameux concert, avec le remix de Dig It par Tyler Pope (!!!, LCD Soundsystem...) et ne sera disponible qu’en vinyl. Attention ! Ils vous ont également concocté un album qui sortira en mai !

"enfin, cette grosse grosse sensation de ce début d’année 2008, Friction, qui devrait défrayer la chronique l’année prochaine par son assurance, son énergie et son aura (…) gros gros coup de cœur (…)", Laurence Pierre, France Inter

"Friction se montre bien plus convaincant (…) Scéniquement, le groupe assure aussi le spectacle – un batteur jouant debout, un chanteur à la gestuelle robotique. Sans conteste l’une des révélations du festival !", indiepoprock.net

"Les Friction n'ont rien d'opportunistes et on sent bien que leurs influences sont très larges et parfaitement assimilées (…), car nos 3 compères composent surtout des petites perles pop a la fois furieusement bruyante, mélodique, et qui ne manqueront pas de vous faire remuer là ou il faut. Surveillez les de près car, l'air de rien, ces garçons aux physiques d'employés de banque vont très certainement grimper plus vite que tous les groupes rock 'fils à papa' qui inondent nos scènes parisiennes. ", Ludo Chem, Aligre FM

Mercredi prochain 16 janvier, Nouveau Casino, 19h, 13 euros :

ZOMBIE ZOMBIE http://www.myspace.com/therealzombiezombie

+

FRICTION http://www.myspace.com/frenchbandfriction

+

KAP BAMBINO http://www.myspace.com/kapbambino

ATTENTION: OUVERTURE DES PORTES 19H, DEBUT DU CONCERT DES ZOMBIE A 19H30 ! SO DON'T BE LATE !

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(jeudi 3 janvier 2008 à 23:23)

En se fiant aux cris d'orfraie poussés par les majors et aux dispositions du rapport Olivennes, le citoyen lambda en arrive à penser que le web n'est qu'un vaste repaire de pirates qui veulent tout avoir sans rien payer aux gentils artistes. Et à leurs gentils producteurs surtout. Personnellement, je commence à en avoir assez de me faire faire la leçon par Monsieur Pascal Nègre d'Universal qui nous sert de la soupe et gagne des millions, mais passons.

Pourtant des initiatives sympathiques du type Myspace on permis de comprendre que le web pouvait aussi servir à découvrir de nouveaux talents, qui se font connaître sans avoir à passer par la case Star Academy et autres shows déprimants. Mais après avoir éventuellement réussi à créer le buzz sur la toile, les artistes en herbe rentraient dans le circuit normal, signant avec une maison de disque.

Il est aujourd'hui évident que l'industrie du disque vit sur un modèle dépassé, et ce n'est pas en taxant à tout va les internautes (CD vierges, disques durs, j'en passe énormément) et en menaçant de prison ou d'une lourde amende les jeunes consommateurs que la situation va évoluer.
Signe des temps, de plus en plus d'artistes reconnus comme Radiohead décident maintenant de se passer de maison de disque et de vendre directement en ligne leurs oeuvres, avec parfois quelques limites qualitatives mais là n'est pas la question.

Heureusement, certains innovent. C'est le cas notamment de la toute jeune société NoMajorMusik, qui comme son nom l'indique clairement s'oppose au système classique des majors.
Le principe est simple et séduisant : des artistes s'inscrivent gratuitement et proposent à l'écoute quelques titres. Des internautes s'inscrivent et jouent ensuite, au choix ou successivement, le rôle de découvreur de talents et de producteur.
Il s'agit d'écouter les morceaux proposés et de soutenir celui qui nous séduit en investissant un peu d'argent. Une fois une certaine jauge atteinte, le site se charge d'organiser un enregistrement en studio pour l'heureux groupe. A charge pour ses producteurs amateurs de le faire connaître autour d'eux pour assurer son succès en faisant fonctionner le bouche-à-oreille et en utilisant les outils participatifs du web. Ils sont également soutenus par le site, qui s'engage à trouver des partenariats avec des radios et des salles de concert.
Enfin, les groupes les plus talentueux pourront apparaître sur la compilation NoMajorMusik, qui sera distribuée dans le circuit classique.
Et puisqu'il faut bien parler d'argent, la répartition des bénéfices se fait en faveur de l'artiste et des internautes (40 % pour l'artiste, 40% pour les co-producteurs, au pro rata de leur participation), le site se rémunérant à hauteur de 20% des bénéfices.

Cette initiative n'est pas isolée, puisque viennent également de sortir en peu de temps MyMajorCompany, ou encore Spidart.com qui a pour slogan "You are the label". Sur MyMajorCompany, l'artiste doit réunir 70 000 € pour pouvoir prétendre enregistrer son album et tourner un clip. L'échelle est de 50 000 € sur Spidart.com.
Une révolution de l'industrie musicale, en quelque sorte, à laquelle on souhaite de réussir.

Et vous, êtes-vous prêts à investir dans de nouveaux talents ?

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