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Société - lundi 30 avril 2007
Pour parler d'autre chose que du second tour des présidentielles, un petit scandale américain croustillant: les call-girl de Madame Deborah Jeane Palfrey.
Cette femme d'affaires au carnet d'adresses bien rempli à monté une brillante société de relations publiques, Pamela Martin and Associate, qui est selon ses propres mots un réseau de "fantaisies érotiques haut de gamme". Prospère depuis 10 ans, ce service est rempli par des jeunes femmes diplômées de l'université, et à l'usage d'une certaine élite fédérale (lobbyistes, avocats, hommes d'affaires ou membres de l'administration).
Accusée d'avoir monté un réseau de prostitution, Madame Palfrey essaie de sauver sa peau en menaçant de divulguer les noms de ses célèbres clients. De nombreux numéro de téléphone ont d'ores et déjà été divulgués sur Internet.
La première tête à tomber est celle d'un fervent républicain, ex grand ponte de l'industrie pharmaceutique, et directeur de l'Agence de développement international des États-Unis (UsAid). Monsieur Randall Tobias a démenti avoir eu recours à ces services pour des actes de prostitution, mais uniquement pour des "massages". Et a aussitôt démissionné "pour des raisons personnelles".
Ce pourrait juste être navrant, si ce n'est que ce charmant homme de 65 ans, marié et puritain, n'était jusqu'alors partisan de l'abstinence avant le mariage et de la fidélité dans le couple comme moyen efficace de lutte contre le Sida, au détriment de l'utilisation des préservatifs.
Comme disait l'autre, faites ce que je dis pas ce que je fais...


