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(lundi 30 avril 2007 à 17:42)
Pour parler d'autre chose que du second tour des présidentielles, un petit scandale américain croustillant: les call-girl de Madame Deborah Jeane Palfrey. Cette femme d'affaires au carnet d'adresses bien rempli à monté une brillante société de relations publiques, Pamela Martin and Associate, qui est selon ses propres mots un réseau de "fantaisies érotiques haut de gamme". Prospère depuis 10 ans, ce service est rempli par des jeunes femmes diplômées de l'université, et à l'usage d'une certaine élite fédérale (lobbyistes, avocats, hommes d'affaires ou membres de l'administration). Accusée d'avoir monté un réseau de prostitution, Madame Palfrey essaie de sauver sa peau en menaçant de divulguer les noms de ses célèbres clients. De nombreux numéro de téléphone ont d'ores et déjà été divulgués sur Internet. La première tête à tomber est celle d'un fervent républicain, ex grand ponte de l'industrie pharmaceutique, et directeur de l'Agence de développement international des Etats-Unis (UsAid). Monsieur Randall Tobias a démenti avoir eu recours à ces services pour des actes de prostitution, mais uniquement pour des "massages". Et a aussitôt démissionné "pour des raisons personnelles". Ce pourrait juste être navrant, si ce n'est que ce charmant homme de 65 ans, marié et puritain, n'était jusqu'alors partisan de l'abstinence avant le mariage et de la fidélité dans le couple comme moyen efficace de lutte contre le Sida, au détriment de l'utilisation des préservatifs. Comme disait l'autre, faites ce que je dis pas ce que je fais... (jeudi 26 avril 2007 à 00:23)
Que nous racontent les candidats à l'élection présidentielle ? Et comment le font-ils ? Pour en avoir le coeur net, nous avons analysé les derniers discours de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy. Premier constat : les deux prétendants à l'Elysée se soucient beaucoup de la France et s'adressent directement aux Français et aux Françaises. Sur 30 000 mots prononcés publiquement, "France", "Français" et "Française(s)", sont les termes qui reviennent le plus souvent dans la bouche de l'un comme de l'autre (381 fois chez Royal et 352 fois chez Sarkozy). Les deux finalistes semblent également plaider, avec la même ferveur, pour la cause de la gente féminine, le terme "femme(s)" étant martelé aussi souvent par l'un que par l'autre (75 et 78 fois). Nicolas Sarkozy se distingue toutefois ici de sa rivale, à qui il n'entend pas laisser le monopole de la défense des femmes, même si ses idées sur la question sont très conservatrices. Le candidat de l'UMP emploie, avec la même insistance démagogique, les mots "enfant(s)" (75 occurrences contre 24 pour Royal) et "homme(s)" (74 occurrences contre 27 pour Royal), et manifeste un très grand intérêt pour la ou les "vie(s)" humaine(s) (82 occurrences contre 26 pour Royal). Démonstration : "Quand un homme a travaillé toute sa vie, il doit pouvoir mourir dans la certitude que sa femme aura un minimum décent pour vivre", a déclaré Nicolas Sarkozy le 6 avril dernier. Même discours à Toulouse 6 jours plus tard. "Je souhaite que la femme ait la liberté de travailler et d'élever ses enfants", a-t-il scandé. Ou encore : "Chaque fois qu'une femme ou un enfant est martyrisé dans le monde, je veux que la France se porte à ses côtés." Un autre terme abonde dans les déclarations des deux candidats. Ces derniers entendent incarner, avec la même ferveur, les "valeur(s)" de la France (terme trouvé 61 fois chez Royal et 56 fois chez Sarkozy). Face aux représentants de l'Outre-Mer le 15 avril dernier, Ségolène Royal a lourdement insisté sur "(...) les valeurs de solidarité, les valeurs de respect des autres, les valeurs de progrès social, les valeurs de recul de toutes les formes de brutalité (...)". Tandis qu'à Toulouse, Nicolas Sarkozy lâchait que "la crise de la valeur travail est au coeur de la crise morale" (comprenez ce que vous voulez). La valeur "travail" (mot dit 60 fois par Royal et 61 fois par Sarkozy) est d'ailleurs une valeur qui obsède plus qu'aucune autre nos présidentiables. Mais quand Nicolas Sarkozy se contente de discourir sur la valeur, Ségolène Royal n'hésite pas à traiter des problèmes liés au travail. Elle prononce, en effet, beaucoup plus souvent que son concurrent les termes "emploi(,é,s)" (47 fois contre 18 pour Sarkozy), "entreprise(s)" (53 fois contre 10), "chômage" (28 fois contre 7), "formation" (23 fois contre 1), "salarié(s,e,es)" (29 fois contre 2)... De son côté, Nicolas Sarkozy n'a qu'un seul mot à la bouche. Non, ce n'est pas "Jaurès", bien que le candidat de l'UMP l'ait cité pas moins de 41 fois dans sept de ses allocutions, contre une seule fois pour son adversaire. Il s'agit de "gauche". Celui-là même qui repproche à l'opposition de mener une campagne essentiellement anti-sarkosyste a fait référence à la gauche 118 fois (25 fois chez Royal). Dans le texte, cela donne "les valeurs que la gauche a trahies", "la gauche a abandonné", "j'accuse la gauche", "l'erreur de la gauche", "la gauche ne fait plus rien", "l'idéal de la gauche ce n'est pas", "la gauche d'aujourd'hui", "la gauche a beau", "les valeurs de la gauche de jadis", "la gauche est incapable", "la gauche ne croit plus", "la gauche n'a plus", "cette gauche est dangereuse", "la gauche va interdire"... Toujours au rang des particularités de chacun, les gagnants du premier tour de la présidentielle n'ont pas recours aux mêmes verbes. Très aérien et évasif, Nicolas Sarkozy "parl..." (91 occurrences contre 28 chez Royal) pour ne rien dire, "aim..." (48 occ. contre 6) tous les Français, "accept..." (36 contre 15) d'être entendu, "rêv..." (35 occ. contre 0) d'un monde meilleur, "pens..." (34 occ. contre 12) qu'il a raison. Très capricieux, il "veux" (204 occurrences contre 82 chez Royal) par dessus tout devenir Président. Bien plus pragmatique, Ségolène Royal "propos..." (58 occurrences contre 16 chez Sarkozy) des solutions, "regl..." (37 occ. contre 7) les problèmes, "construi..." (33 occ. contre 3) l'avenir, "relev..." (24 contre 3) les défis.
(mercredi 25 avril 2007 à 17:35)
Leur dernier album (Chevrotine) a été enregistré au Chili et le nombre de concerts qu'ils donnent à l'étranger est largement supérieur à ceux effectués en france ! Signé en 1998 par "Le village vert" (label prestigieux pop indé français), Holden pourrait s'identifier comme étant le croisement le plus abouti entre les 1er albums de katerine et Stereolab. Une Pop à la française, feutrée aux instrumentations classiques mais au système décalé. Une pop qui a tant été recherchée dans les années 90 comme le Graal absolu.
Holden le site officiel : http://armelle.mocke.club.fr/index.htm Holden sur Myspace : http://www.myspace.com/holdenfrance Holden en concert (oui, je sais Magny-le-Hongre c'est loin et perdu sauf qu'après c'est le Chili si vous voulez les voir. Si vous êtes interessé, je cherche une voiture pour y aller) (mercredi 25 avril 2007 à 17:32)
(mercredi 25 avril 2007 à 17:29)
(mercredi 25 avril 2007 à 12:23)
Aux Etats-Unis, de nombreuses personnalités du monde du show biz s'investissent dans la lutte pour la protection de la planète. On peut citer notamment Sean Penn, Robert Redford, Matt Damon, Kevin Costner, Cameron Diaz, George Clooney ou encore Julia Roberts, dont les prises de positions écologiques (et politiques) sont connnues. C'est maintenant Sheryl Crow qui apporte sa contribution, en faisant partager à ses fans son système personnel de réduction des déchets: limiter sa consommation de papier toilette... La chanteuse a ainsi dévoilé sur son blog (www.sherylcrow.com) : "Je propose une limitation de l'usage de la feuille de papier toilettes. Je pense que nous sommes assez intelligents pour arriver à n'utiliser qu'une feuille de papier hygiénique par visite aux toilettes, même si bien sûr, dans certaines occasions, il vaut mieux en utiliser deux ou trois de plus." Ce n'est pas son seul acte d'éclat. Sheryl Crow a déjà inventé une serviette détachable pour s'essuyer la bouche, afin de lutter contre un usage excessif des serviettes de tables. Selon elle, "Il ne s'agit pas de tout faire, mais simplement de faire quelque chose. Notre objectif n'est pas de convertir les gens, mais de les sensibiliser sur l'environnement et d'éduquer les générations futures sur comment elles pourront entrer dans le mouvement." La star a également débuté mi-avril une tournée de deux semaines dans tous les Etats-Unis pour militer en faveur de l'action contre le réchauffement climatique, et en relate toutes les étapes sur son blog (Stop Global Warming College Tour). Il est vrai que chacun peut contribuer à son modeste niveau, avec de petits gestes de la vie de tous les jours. Les petits ruisseaux font les grandes rivières, and so on... On a néanmoins le droit de rire ! (mercredi 25 avril 2007 à 11:28)
Pour qui voteront les électeurs des extrêmes et ceux de François Bayrou ? Le site Betapolitique vient de mettre en place le Comparotron : un service en ligne qui permet de calculer tous les scénarios possibles. Les résultats de l'élection présidentielle s'annoncent très serrés. Mais une chose est sûre : Ségolène Royal a toutes les chances de l'emporter sur Nicolas Sarkozy. Voyez par vous même sur http://www.betapolitique.fr/?page=comparotron. Bravo à toute l'équipe du site Betapolitique. (mercredi 25 avril 2007 à 00:08)
Dans un document de 41 pages paru le 20 avril l'Eglise estime qu'il existe désormais "des bases sérieuses pour espérer que, lorsqu'ils meurent, les bébés non baptisés sont sauvés". Depuis la nuit des temps, les limbes recueillaient les enfants décédées sans être baptisées. Ils n'y souffraient pas, mais ils étaient privées du bonheur du Paradis. C'est désormais du passé. Toutefois bien des questions demeurent. Que faire des occupant des limbes ? Faut-il tous les régulariser ? Les lois divines sont-elles rétroactives ? Jusqu'à quel âge Dieu nous considère t'il comme des enfants ?... Si vous souhaitez plus d'information sur le sujet n'hésitez-pas à consulter de larges passages du document publiés par l’agence des évêques américains, « Catholic News Service » (CNS). La version intégrale du texte en italien, qui sera publiée par la « Civiltà Cattolica », le bimensuel de la Compagnie de Jésus, est attendue pour le 5 mai prochain. (lundi 23 avril 2007 à 17:55)
Un Etat répressif qui incarcérerait systématiquement tous les délinquants, quelque soit leur âge. Un Etat policier qui surveillerait les faits et gestes de ses citoyens. Un Etat ultra-libéral qui défendrait les intérêts des plus grandes entreprises et de leurs dirigeants, quelqu'en soient les conséquences pour la santé et le bien-être de la population. Un Etat qui autoriserait la culture des OGM en France, malgré les risques qu'ils présentent pour la santé. Un Etat qui soutiendrait l'industrie nucléaire, au lieu de parier sur les solutions d'avenir que sont les énergies renouvelables. Un Etat qui n'aurait que faire du réchauffement climatique et des problématiques environnementales qui menacent l'humanité. Un Etat qui laisserait aux marchés économico-financiers le soin de gérer le système de santé. Un Etat qui contrôlerait les médias et manipulerait l'opinion publique. Mes chers compatriotes, tournez donc les yeux vers l'Amérique et voyez ce qu'elle est devenue après 7 ans de Bushisme. Les Etats-Unis sont le pays au monde qui compte le plus de prisonniers. Les Etats-Unis sont le pays le plus endetté au monde. Les Etats-Unis sont le pays le plus pollueur au monde. Les Etats-Unis sont le pays développé qui connaît les taux de pauvreté, d'obésité et de maladies infantiles, les plus élevés. Les Etats-Unis sont ce pays qui fabrique des monstres en infligeant aux jeunes de 15 ans les mêmes peines appliquées aux adultes, au lieu de s'assurer de leur réinsertion quand il en est encore temps. Les Etats-Unis sont ce pays dirigé par un homme qui n'hésite pas à mener la patrie en guerre pour servir ses propres intérêts. Est-ce bien judicieux de s'inspirer d'un pays en déclin pour changer la France ? Voulez-vous vraiment d'une France à l'image de l'Amérique de Bush ? Le 6 mai prochain, n'oubliez pas de vous posez ces questions avant de voter pour Sarkozy. Illustration : Julo sur Blogapart.info (vendredi 20 avril 2007 à 15:46)
Dans un documentaire de Jean Druon, un chercheur en agronomie tire la sonnette d'alarme : les sols se meurent et l'humanité devient malade sous l'effet de la culture intensive. "Nous ne faisons plus de culture en Europe nous gérons de la pathologie végétale", explique l'expert. "Nous essayons de maintenir en vie des plantes qui ne demandent qu’à mourir tellement elles sont malades. Rien à voir avec l’agriculture, c’est pas ça l’agriculture. L’agriculture normalement c’est cultiver des plantes saines." "Quand on a commencé de montrer que les sols mouraient biologiquement on nous a demandé de nous taire, donc on a quitté l’Institut (inra) et on s'est mis à notre compte. On estimait que notre devoir de scientifique c’était d’alerter le monde agricole que la voie qui était choisie n’était pas la bonne, ne permettrai pas de faire une agriculture pérenne. Il ne peut y avoir d’agriculture pérenne que sur des sols vivants." "Le sol abrite 80% de la biomasse vivante. On est en train de tuer tout ce qui est à la source de la vie. C’est quand même les microbes qui nourissent nos plantes qui font que nos plantes sont saines, sont nutritives pour nous..." "Nous sommes quand même dans la société la plus confortable depuis l'histoire de l'humanité et nos dépenses de santé augmentent de 6% par an. Il y a quand même des questions à se poser. Est-ce que les gens sont si bien nourris que ça pour être aussi malade ?" "A quelle moment c'est l'humanité qui commencera à s'écrouler. Actuellement, on a détruit 90% de la biodiversité en Europe. Ca va encore pour nous. Les écologistes disent est-ce que c'est à 95% que le système va lâcher. On sait pas. La catastrophe du crétacé est ridicule en comparaison à ce qui se passe en ce moment." Voici un extrait du film de Jean Druon, duquel sont tirées les citations ci-dessus : L'intégralité du documentaire de Jean Druon est disponible sur le site du producteur, Voir et Agir. Le site Ouvaton.org liste également les prochaines diffusions du film en France. Via le loup voyou : les gens ne le savent pas... A lire aussi sur Tudeblogues.com : Santé et environnement : un programme d'union nationale pour sauver l'humanité (vendredi 20 avril 2007 à 13:15)
Un million d'électeurs sont appelés à utiliser une machine pour voter les 22 avril et 6 mai prochains. Homologués par le ministère de l'intérieur, ces ordinateurs de vote augmentent considérablement la rapidité et la précision du comptage des voix. Ils rendraient donc un grand service à la démocratie s'ils ne présentaient pas des risques élevés de fraude. Cet avertissement pourrait sembler ridicule s'il était donné par des conservateurs réfractaires aux technologies. Mais voilà : il est lancé par des experts en informatique. Selon eux, les machines à voter peuvent être très facilement piratées, de l'intérieur comme de l'extérieur. Face à cette menace, des citoyens ont décidé de se réunir pour informer le grand public et faire pression sur le gouvernement, afin de le contraindre à interdire les ordinateurs de vote. Leurs recherches et leurs actions sont publiées sur le site Ordinateurs-de-vote.org (anciennement Recul-democratique.org), sur lequel on trouve notamment une pétition déjà signée par près de 73 000 personnes. La vidéo suivante est un reportage sur le sujet, diffusé en février dernier sur iTélé. (jeudi 19 avril 2007 à 11:33)
Depuis plusieurs semaines, les Français boudent les salles de cinéma. Les ventes de places ont quasiment diminué de moitié entre le 4 et le 17 avril 2007, par rapport à la même période l'année dernière (- 45%), passant de 9,6 millions à 5,3 millions d'une année sur l'autre. Nous étions pourtant en pleines vacances scolaires, période habituellement propice à la fréquentation des salles. Pourquoi l'audience des cinéma a-t-elle autant chuté ? Certes, les distributeurs de films ont leur part de responsabilité. Ils n'ont pas profité, cette année, des vacances de printemps pour sortir des films grand public à gros budget. Alors qu'en 2006, les cinéphiles ont pu voir à Pâques des longs-métrages comme L'âge de glace 2, La doublure, Jean-Philippe, Astérix et les vikings ou encore Inside man, ils ont dû se contenter, cette année, de films moins largement distribués tels Le prix à payer, Ensemble, c'est tout, 300, Le secret de Térabithia et Dangereuse séduction. Des films, de surcroît, pas très attirants. Mais le calendrier des sorties ne suffit pas à lui seul à expliquer une baisse aussi soudaine de la fréquentation des salles. M'est avis que le soleil et les températures estivales qui se sont installés ces dernières semaines au dessus de l'Hexagone ont largement pesé sur le temps libre des Français. Ces derniers ont sans doute préféré les activités en plein air aux salles obscures. Autrement dit, l'industrie du cinéma est elle-aussi touchée par le réchauffement climatique. Aussi, devrait-elle peut-être encourager les cinéphiles à emprunter les transports en commun ou à utiliser leur vélo, plutôt que d'offrir une place de parking à chaque spectateur. Les exploitants de salles devraient également revoir à la baisse leur consommation d'eau et d'énergie. La lutte contre le réchauffement climatique est l'affaire de tous, et pas seulement celle des écologistes. (mercredi 18 avril 2007 à 13:18)
Contrairement aux autres candidats à l'élection présidentielle, rien de semble effriter dans les sondages les presque 30% d'intentions de vote récoltés par Nicolas Sarkozy depuis le lancement de la campagne présidentielle. Il faut dire que le candidat de l'UMP entend ne rien laisser au hasard, et encore bien moins à la démocratie. Pour l'ancien ministre de l'intérieur, il n'est pas question que la lumière soit faite sur l'affaire des faux listings Clearstream, cela pourrait lui nuire. Renaud Van Ruymbeke, premier juge d'instruction au tribunal de grande instance de Paris et chargé de l'affaire, est donc mis en touche (lire l'article du 02/02/2007). Pas question non plus de laisser les journalistes faire leur travail en toute liberté. Dans les rédactions, certains espionnent leurs collègues pour le compte de Nicolas Sarkozy. D'autres, pas assez conciliants, reçoivent des menaces (lire l'article du 07/02/2007). Au final, les médias présentent toujours le candidat de l'UMP sous un jour favorable. Et quand ils dérogent à cette règle, les têtes tombent (en juin 2005, Alain Genestar, alors directeur de la publication de Paris Match, "démissionne" après la publication d'une photo montrant Cécilia Sarkozy en compagnie de son nouvel amant). Bien entendu, auteurs et éditeurs subissent les mêmes pressions, peu dignes d'un prétendant à la présidence. En novembre 2005, Nicolas Sarkozy convoque au ministère de l'intérieur Vincent Barbare, le PDG des éditions First. Après avoir proféré des menaces, il obtient le report sine die de la parution d'une biographie de sa femme, intitulée "Cécilia Sarkozy, entre le coeur et la raison" et signée Valérie Domain, journaliste à Gala (lire l'article du Nouvelobs.com). Aujourd'hui, c'est un ouvrage consacré à la politique pénale du candidat de l'UMP qui est censuré (lire l'article de Big Bang Blog). La publication de "Ruptures", le livre de Serge Portelli, magistrat et membre du Syndicat de la magistrature, a été annulée à la dernière minute par les éditions Michalon, sans raison valable. Qu'est-ce qui pourrait justifier un tel acte, qui semble porter la marque de Nicolas Sarkozy ? Peut-être les révélations de Serge Portelli. Celui-ci écrit que "la rupture" proposée par l'ancien ministre est bien réelle. Selon le magistrat, Sarkozy rompt avec quelques principes républicains élémentaires : la séparation des pouvoirs, la présomption d'innocence, le respect de la vie privée, le droit d'asile... A moins que l'homme de loi, ancien conseiller du président socialiste de l'Assemblée Raymond Forni, ne paie pour sa virulente opposition au candidat de l'UMP au cours d'un débat télévisé. En décembre 2006, Serge Portelli s'est appliqué à démonter le bilan des quatre années passées par Sarkozy au ministère de l'intérieur, pendant l'émission "Ripostes" diffusée sur France 5 (voir l'émission). Une petite chaîne, heureusement. Sur les chaînes à grande écoute, rassurez-vous, Sarko a pris soin de n'avoir à débattre avec personne. Via Big Bang Blog : Un (nouveau) livre sur Sarkozy censuré ?. Illustration publiée sur Backchich.info. Le livre de Serge Portelli est publié sur le site Betapolitique.fr. (lundi 16 avril 2007 à 15:39)
Le Soir rebondit d'abord sur les propos tenus par le président de l'UMP au cours d'une interview accordée au journal Philosphie, à savoir notamment "j'inclinerais pour ma part à penser qu'on naît pédophile" (lire l'interview). "Le candidat de l'UMP à l'Elysée a franchi la ligne rouge", estime Joëlle Meskens, la correspondante du journal belge à Paris. "Ses propos sur le caractère inné de la pédophilie ou de la tendance suicidaire bouleversent tous les principes de l'humanisme. La société ne servirait donc à rien ? A quoi bon alors l'éducation, la famille, l'amour, l'apprentissage de la tolérance, si le seul destin décide de faire d'un homme un héros ou un monstre ?" Joëlle Meskens condamne ensuite les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'Allemagne, qui serait selon lui "prédisposée à s'abandonner au nazisme", et blâme avec la même rigueur son allégation : "La France n'a pas à rougir de son histoire. Elle n'a pas inventé la solution finale". "Aurait-il oublié que la France a collaboré ? Que Vichy a livré des Juifs aux nazis ?", soulève la correspondante de Le Soir. "Jacques Chirac a beaucoup de torts. Mais il a eu ce courage, lui, de reconnaître la responsabilité de l'Etat français pour la collaboration." "Sa mainmise sur les médias ne laisse pas d'inquiéter, elle aussi, obtenant ici le limogeage d'un directeur dérangeant, discutant là de l'embauche d'un journaliste chargé de couvrir l'UMP", poursuit un peu plus loin la journaliste. Mais le point le plus alarmant reste sans doute la radicalisation du discours du candidat à l'élection présidentielle. "Non seulement il ne peut plus se rendre en banlieue, là où Jean-Marie Le Pen se promène désormais, mais même dans des quartiers moins chauds comme la semaine dernière à la Croix-Rousse à Lyon, il doit reculer par crainte des manifestants", explique Joëlle Meskens. Et quand Nicolas Sarkozy demande si c'est mal de "prendre des voix au Front national", la correspondante répond : "Non, bien sûr, au contraire. Mais, à condition de ne pas séduire ses électeurs avec les mêmes mots. Au soir du premier tour, le candidat de l'UMP se félicitera peut-être d'avoir asséché le terreau électoral de Jean-Marie Le Pen. Mais à quel prix ? Celui, affolant, d'une lepénisation des esprits." (mercredi 11 avril 2007 à 15:31)
Aux arbres, citoyens ! C'est la révolutronc !! Face au peu d'intérêts manifestés pour l'Environnement par les principaux candidats à l'élection présidentielle, une bande de joyeux lurons s'est réunie pour lancer la Revolutronc. Pas tout à fait révolutionnaire mais somme toute assez rare, leur démarche consiste à sensibiliser les citoyens et les politiciens à la cause environnementale grâce à l'humour. Les écologistes en herbe réalisent des courts métrages humoristiques mettant en scène Monsieur Arbre et ses acolytes masqués. Des films diffusés massivement sur Internet via Dailymotion et le blog Revolutronc.com. Voici le premier épisode de la Revolutronc : "l'analyse des programmes".
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