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(mercredi 28 février 2007 à 15:35)
Les opposants à l'éolien ne manqueraient pas d'invoquer les nuisances sonores et la faible beauté esthétique d'un parc de cette taille, si tant est qu'une centrale nucléaire soit plus jolie et moins bruyante. Des arguments contre lesquels EDF Energies Nouvelles a trouvé une parade. La filiale d'EDF, spécialisée dans la production d'énergie électrique d'origine renouvelable, va installer son prochain parc éolien, d'une capacité de 52 MW, en bordure d'autoroutes, là où les nuisances sonores et la disgrâce sont déjà très importantes. Ainsi, les 26 éoliennes du parc "Chemin d’Ablis", qui nécessitera 75 millions d'euros d'investissements, longeront l’autoroute A10, dans l’Eure-et-Loir, sur 13 kilomètres. En extrapolant, les 1.040 éoliennes obtenues avec 3 milliards d'euros d'investissements s'étaleraient sur 520 kilomètres, soit moins de la moitié du réseau autoroutier français. Il resterait encore plus de 580 kilomètres d'autoroutes pour héberger un parc de 1 157 éoliennes d'une capacité supérieure à 2,3 gigawatts. A lire aussi :
(mardi 27 février 2007 à 18:38)
Si l'EPR venait à être victime d'un accident grave, plusieurs dizaines de milliers de personnes viendraient à mourir et près de trois millions d'individus devraient être déplacés, selon le scénario catastrophe de John Large. L'EPR fonctionnant un combustible spécifique à base de plutonium (le MOX), au lieu du combustible classique à base d’uranium, ses rejets éventuels seraient, en effet, plus radioactifs et toxiques. Le décret d’autorisation de l'EPR n'étant toujours pas signé, Greenpeace appelle les candidats à l’élection présidentielle à s’engager à renoncer à ce projet. A ce jour, Ségolène Royal s'est engagée. En revanche, François Bayrou et Nicolas Sarkozy demeurent favorables à l'EPR. (mardi 27 février 2007 à 12:18)
L'enseignant de la matière, l'Alliance pour la planète, a particulièrement apprécié certaines mesures proposées par Royal comme par exemple son "plan d’économie d’énergie « habitat-énergie » dans l’habitat ancien avec un objectif d’isolation, à l’occasion des transferts de propriété, portant sur 400.000 logements par an", "l’adoption de normes haute et très haute performance énergétique pour les constructions neuves, qui devront être appliquées dans la totalité du parc immobilier d’ici 10 ans", "la production de 20% d’énergie primaire à partir des énergies renouvelables, à l’horizon 2020"... Sur le plan des transports en commun urbains, l'Alliance pour la planète, qui regroupe 71 associations écologiques (action conso, greenpeace, les amis de la terre, objectif 21, reseau action climat, wwf...), a été convaincue par les "aides importantes de l’Etat, financées par des « prélèvements exceptionnels sur les superprofits des sociétés pétrolières »" promises par la candidate socialiste. Le professeur a, en revanche, sévèrement sanctionné les autres élèves de la classe qui semblent peu préoccupés par l'état alarmant de notre planète. Ainsi, François Bayrou et Nicolas Sarkozy, qui ne demandent aucun moratoire sur la construction des autoroutes, des incinérateurs et sur la culture des OGM, ont obtenu respectivement 9/20 et 8,5/20 seulement. Avec de tels résultats, ils ne devraient pas échapper au redoublement. Autres propositions écologiques de Ségolène Royal :
Visitez le site de l'Alliance pour la planète (lundi 26 février 2007 à 18:40)
Le candidat centriste a mis du "social" dans son programme, jusqu'alors très économique. Au cours de la conférence de Presse qu'il a donné vendredi 23 février pour présenter en détails son propre pacte présidentiel, "social(x,iste,e,es)" est le troisième terme qu'il a le plus prononcé. Et "social-économie", formule clé de son programme, a été scandé à treize reprises.
Chose rare jusqu'alors, François Bayrou a, par ailleurs, introduit les mots "environnement" et "écologique(s)" dans son vocabulaire. Mais s'il prend conscience de l'importance des problématiques environnementales, ses propositions en la matière restent insuffisantes. Le président de l'UDF se montre plus audacieux sur les questions liées à la "recherche(s)" (21 occurrences) et à la "formation(s)" (16 occurrences). Il insiste également beaucoup sur les "impôts" et les "dette(s)" publiques de la France, en donnant de nombreux détails chiffrés. Si bien qu'il a employé le terme "milliards" 24 fois dans son dernier discours de 8 250 mots. A lire aussi sur le blog de Jean Véronis : Bayrou sur un nuage (lundi 26 février 2007 à 16:57)
François Bayrou n'échappera pas à notre analyseur sémantique. Après avoir décortiqué les dernières paroles de Ségolène Royal, nous avons justement disséqué les trois derniers discours du candidat centriste pour tenter d'en savoir un peu plus sur lui. Premier résultat : le président de l'UDF est résolument tourné vers l'Europe. Parmi les 24.195 derniers mots qu'il a prononcés, "europ(e, éen(s,ne,nes))" compte, en effet, parmi les trois termes significatifs qui reviennent le plus souvent, avec 121 occurrences.
François Bayrou se penche également beaucoup sur les questions économiques et sur les plus gros problèmes de la France, du moins dans ces derniers discours. "entrepris(es,e)", "travail", "emplois" et "retrait(es,é,és,e)" sont ainsi des mots qu'il emploie assez fréquemment. Le candidat centriste souhaite, par ailleurs, incarner le changement. Il n'hésite donc pas à répéter le verbe "changer" sous une forme ou une autre. Au final, le terme "chang(er,e,é,ement,erai)" revient 27 fois sous 5 formes différentes dans ces plus récentes élocutions. En hausse continu dans les sondages, le président de l'UDF n'hésite pas non plus à changer l'orientation de son discours pour essayer de gagner des électeurs à gauche. Principe qu'il pourrait bien mettre en pratique ce soir, sur TF1. Il sera, en effet, l'un des invités de l'émission "J'ai une question à vous poser", programmée en première partie de soirée. Derniers discours de François Bayrou : (lundi 26 février 2007 à 16:36)
C'est une façon originale et très parlante pour l'artiste de visualiser sa ville en train de trembler et de se disloquer. Un bon moyen de se rendre compte que notre environnement n'est pas aussi permanent qu'on le pense, qu'il est au contraire très fragile. Liz Hickok a en effet choisi de représenter les différents quartiers et monuments de San Francisco en jelly, l'un des desserts favoris des américains. Le résultat est surprenant et très beau. Il a fallu commencer par un patient travail de modélisation à l'échelle (l'artiste est photographe de formation et travaillait avec des architectes). Tous les bâtiments ont été recréés en carton, qui ont ensuite servis de moule pour la jelly. Dans un second temps, il a fallu peindre et éclairer le tout, afin de donner une tonalité dramatique à l'oeuvre. La réalisation a demandé 3 semaines de travail à Liz Hickok, et lui a coûté plus de 1000 $. Evidemment, une telle oeuvre a une durée de vie limitée à quelques jours, et les seuls souvenirs restant sont les photos et films réalisés lors de l'exposition qui a enthousiasmé les nombreux visiteurs. Et Liz a appris un petit truc pour donner plus de longévité à son oeuvre: vaporiser le tout de vodka, afin d'empêcher le développement des germes. Une idée qui a fait son chemin, puisqu'on peut déguster de petit cube de jelly à la vodka dans certains bars... mais ça n'a rien à voir ! Pour découvrir les autres travaux de Liz Hickok: http://www.lizhickok.com (lundi 26 février 2007 à 10:15)
Le blogueur Loïc Le Meur, qui intervenait régulièrement dans l'émission quotidienne de Canal+ "En aparté", a été suspendu d'antenne par le CSA, en raison de son soutien affiché (et c'est peu dire...) à Nicolas Sarkozy. Source : l'Expresso de Télérama (26/02/07) Ca fait du bien le lundi matin ! (dimanche 25 février 2007 à 20:13)
Ce mois-ci, les professionnels de la profession s'auto-congratulent à tout va, que ce soit en France ou de l'autre côté de l'Atlantique. Cérémonies alternatives aux César (qui ont plébiscité hier soir le beau film Lady Chatterley) et aux Oscar (résultats connus ce soir), les Gérard et les Razzie Awards font du bien au moral ! Les Gérard, ou comment enfin se reconnaître dans le marasme culturel ambiant. Tenue le 22 février dernier, la seconde édition des Gérard a récompensé, entre autres :
Les résultats sont édifiants ! Quant aux précurseurs Razzie Awards, c'est Sharon Stone qui a été consacrée cette année comme pire actrice pour Basic Instinct 2, une récompense bien méritée selon tous ceux qui ont vu (le mot juste serait subi) cet affligeant navet. Les Gérard menacé par un certain Gérard Deslandes Créée en 1980, cette cérémonie en est déjà à sa 27è édition. On souhaite autant de longévité aux Gérard, qui font face à une forte hostilité : un homme d'affaire belge, Gérard Deslandes, a lancé une campagne pour tenter de faire interdire cette cérémonie, qui porterait préjudice aux Gérard (mais à ce compte là, que devraient dire les Régis, maltraités par Les Nuls !). Evidemment, ces cérémonies sont souvent moins glamour que leurs grandes soeurs, les stars se déplaçant rarement pour la remise de leur récompense. On peut noter cependant l'exception notable de Halle Berry, qui avait fait le déplacement en 2005 pour recevoir son Razzie de la pire actice pour Catwoman (élu également pire film de l'année). Beau geste. A noter, la même année c'est George W Bush qui avait été élu pire acteur pour Fahrenheit 9-11... (dimanche 25 février 2007 à 19:22)
Niché dans une petite rue près d'Opéra, ce restaurant franco thaïlandais, au décor agréable et cosy, est un petit havre de paix. Les plats proposés sont tous alléchants et excellents (mmm, les crevettes au lait de coco), et les saveurs thaïlandaises rehaussées de piment ajustées au goût occidental. A savoir, les prix sont assez élévés, et la carte des vins intéressante mais onéreuse (rien à moins de 35 € la bouteille). Compter environ 50 € par tête avec le vin. Cependant, outre la cuisine savoureuse, le service impeccable fait passer l'addition sans problème. Accueil professionnel et chaleureux, nous ne sommes pas dans une usine branchée parisienne, et la musique ne couvre pas les conversations. Les conseils sont avisés, et après un délicieux repas le digestif offert a été très apprécié. En résumé, une très bonne adresse en couple ou pour un petit groupe d'amis. YO (samedi 24 février 2007 à 13:54)
Plus de cinq ans après, les attentats du 11 septembre aux États-Unis n'en finissent plus de faire couler de l'encre. Un nombre de plus en plus grand de journalistes, universitaires, écrivains, artistes ou hommes politiques de toutes nationalités contestent la version officielle des attentats, produite par l'administration Bush. Dans ce contexte, il semble intéressant aujourd'hui de présenter un aperçu des principaux ouvrages et oeuvres traitant du sujet.
Enfin, j'en profite pour re-signaler ici "Tell the Truth, Nigga" des rappeurs américains Mos Def, immortal Technique et Eminem, dont un clip est disponible sur Les Insoumis. Ce morceau a fait l'objet d'un précédent post de Fred.
(vendredi 23 février 2007 à 17:13)
(vendredi 23 février 2007 à 16:35)
"Ben Laden n'a pas déjoué les plans" "Je ne rappe pas pour les présidents morts" Mos Def, immortal Technique et Eminem relaient la thèse selon laquelle les attentats du 11 septembre seraient une machination du Gouvernement Bush. Ils livrent un texte direct sur un air angoissant. Une initiative citoyenne qui a inspiré Les Insoumis. Ces blogueurs ont réalisé un clip, simple mais génial, pour accompagner le tube des trois rappeurs américains. A visiter : le site des Insoumis A lire : les paroles de la chanson A lire aussi : Et si les attentats du 11 septembre 2001 n'étaient pas seulement l'oeuvre de "terroristes" ? (mercredi 21 février 2007 à 17:04)
Les tenants du tout virtuel par rapport au papier imprimé doivent prendre en compte certains facteurs. Selon un rapport américain, la consommation électrique des centres de calcul informatique aux Etats-Unis en 2005 revient à 45 milliards de kilowatts-heure, soit l'équivalent de la production de 5 centrales nucléaires. Le problème, c'est qu'il s'agit d'une tendance lourde : la consommation a déjà doublé depuis l'an 2000 et ne va pas s'arrêter de sitôt. De plus, si la croissance du marché des serveurs se maintient, l'énergie dépensée pour les centres de calcul fera un bond de 76% entre 2006 et 2010. Il faut donc être vigilant. Des solutions peuvent être mises en place, techniquement et physiquement. Une action utile pourrait également être l'optimisation de l'utilisation des serveurs (certains serveurs "bas de gamme" ne sont utilisés qu'à 10% de leurs possibilités, mais leur consommation en énergie est la même que si 100% des ressources étaient utilisées). Alors, comme toujours, appellons à plus de responsabilisation de tous les acteurs du secteur afin de ne pas devoir revenir aux signaux de fumée. La prochaine fois, nous aborderons le problème du recyclage des ordinateurs ! Plus de détails dans l'article d'Yves Droithier du JDN. (dimanche 18 février 2007 à 16:57)
Un sujet glaçant car tellement proche : la mainmise de la Stasi sur la vie quotidienne de tout un peuple bloqué en ex RDA. La scène d'introduction est exemplaire, magistrale, à l'image du cours que déclame Wiesler (remarquable Ulrich Mühe) à ses élèves. Reconnaître un menteur d'un bon partisan du régime serait une science exacte, et les outils nombreux pour le démasquer. Effrayant. Cela commence donc bien. La suite est à l'avenant, décrivant la réalité grise d'une existence sous surveillance, les sursauts de vitalité de certains intellectuels qui veulent croire à une vie meilleure, et la résignation des employés d'un régime qu'il ne peuvent même songer à contester. Les interprètes sont remarquables, et réussissent à faire passer les hésitations et la dualité de tout être humain (il n'y a de fait pas de bons et de méchants, mais des êtres qui se débattent dans un carcan, à l'exception notable du sinitre ministre de la culture, un être de la pire espèce qu'il fait bon détester). Mais pourquoi, pourquoi cette fin interminable, à l'eau de rose, avec des rebondissements de roman de gare ? C'est décevant, et réduit d'autant la portée du film, amoindrissant tout ce qui a pu être commis d'inhumain et de barbare. Non, les bourreaux ne se transforment pas en anges gardiens. Et si tel a pu être le cas, et si cela sert la fiction, pourquoi le souligner avec tant d'insistance ? Peu de films allemands arrivent jusqu'à nos écrans, et peu (pas?) sur cette période noire et sur la Stasi. Mais pourquoi, à l'instar d'un Good bye Lenin, faut-il qu'ils dégoulinent de bons sentiments ? Une lueur d'espoir serait suffisante. Il ne faudrait pas oublier qu'il n'est pas inconscient de désespérer de l'être humain et de son potentiel à toujours recommencer les mêmes erreurs. La vie des autres (Das Leben der Anderen) (vendredi 16 février 2007 à 01:09)
Renault, qui n'entend pas laisser tous les honneurs à son principal rival, sortira lui aussi son premier 4x4, un peu plus tard dans l'année. A l'heure où le monde entier se mobilise pour réduire les gaz à effet de serre et enrayer le réchauffement climatique, les constructeurs automobiles français naviguent à contre courant, sans que le Gourvernement y trouve à redire. Or, les 4x4 consomment entre 10 et 18 litres aux 100 kilomètres. Equipés de moteurs surpuissants (200 à environ 400 chevaux), ils polluent deux fois plus qu'une voiture de classe moyenne. Cette situation vous indigne ? Vous êtes opposé à la commercialisation de nouveaux 4x4 en France ? Alors, signez la pétition qui sera envoyée au Ministre des transports, aux élus qui nous gouvernent, au groupe PSA et à Renault. |